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relations presse

  • Que sont les Relations Presse devenues ?

    métier attaché de presse, relations presse, rp 2.0Une petite discussion avec une amie journaliste m'a inspiré ce billet. Elle vient de raccrocher d'avec une attachée de presse et me dit : "je déteste les attachées de presse qui me tutoient et m'appellent par mon prénom dès le premier échange". Oui, je veux bien la comprendre. J'avoue, l'une de mes premières réactions a été de lui demander : "elle a quel âge tu crois ? ". "La quarantaine environ" me répond-elle...
    Bon je sens que j'avance sur un terrain glissant là, mais au risque de me faire des ennemis, ma question n'était pas complètement innoncente. Je pense que le métier a profondément changé en une décennie et évidemment, il y a encore quelques attachés de presse plus "vieille école" et les autres.
    Si je dois caricaturer l'attachée de presse d'avant, à mon sens, c'est celle (ou celui d'ailleurs) qui parie sur un carnet d'adresses bien fourni, est copain/copine avec les journalistes les plus influents et est de tous les cocktails, inaugurations etc. Pour l'avoir observée, je dois reconnaître que cette technique peut être redoutablement efficace si elle est bien menée.
    L'attachée de presse version 2010 est la version RP des réseaux sociaux. C'est-à-dire qu'il mise aussi sur le réseau mais différement. Il est plus dans "l'enquête", il connait peut-être les journalistes de manière moins superficielle, mais sait exactement quels sont ses sujets de prédilection. Même s'il continue d'envoyer des communiqués à sa base quand l'actualité de son entreprise le justifie, il est aussi plus dans une optique "pull" que "push" : il tente de savoir quels sujets tel journaliste a en préparation, et comment il peut "l'aider" avec ses propres infos. L'attachée de presse d'aujourd'hui a aussi conscience qu'il se joue quelque chose sur le net : oui, les bloggeurs aussi sont influents et il faut s'en occuper et oui, les réseaux sociaux sont utiles pour rendre visibles les marques.
    Il y a aussi une donne qui a changé (je vous livre les infos en vrac telles qu'elles me viennent, je vous laisse le soin de trier...). Les communicants sont maintenant véritablement au service du business. Autant auparavant la comm pouvait servir d'apparat pour faire briller une entreprise, autant maintenant, il est impensable de ne pas en attendre des résultats tangibles. D'où le débat qui n'en finit pas sur les RP et le ROI. Par exemple, si l'entreprise prévoit une levée de fonds, c'est le moment de rencontrer les journalistes de la presse économique et financière.
    Je me rends bien compte que j'ai une vision très caricaturale de ce qu'est l'attachée de presse d'avant et celle d'aujourd'hui. Même si j'ai conscience de grossir le trait, c'est quand même, avec plus ou moins de nuances, le constat que je fais au quotidien. Mais vos avis à ce sujet m'intéressent... Qu'en pensez-vous vous ? Le métier a-t-il vraiment changé ? Et comment a-t-il changé ? Tell me !

  • De bonnes Relations Presse, c’est quoi ?

    relations_presse.jpgPremière diffusion le 25 août 2008

    Aujourd’hui, je voulais rebondir sur cette question pertinente qui m’a été posée hier en entretien d’embauche : « de bonnes Relations Presse, c’est quoi ? ». Je vous rassure, mon interlocuteur parlait mieux français que moi et a fait l’effort de me poser la question avec des mots plus intelligents intelligibles mais c’était en substance le sens de sa question.
    Le premier élément de réponse qui m’est d’abord venu à l’esprit était ce que n’étaient pas, à mon sens, de bonnes Relations Presse. Je n’ai jamais aimé et je ne suis jamais reconnue dans le côté « strass et paillettes » des RP. Je suis incapable de taper sur l’épaule d’un journaliste que je ne connais pas, de le tutoyer immédiatement et de l’appeler « mon chéri » autour d’une coupe de champagne et de petits fours. Bien sûr, je grossis énormément le trait mais c’est pour expliquer que cet aspect-là des RP me semble maintenant complètement dépassé. Et surtout, il y a un grand risque en se comportant ainsi de perdre toute crédibilité auprès du journaliste et même carrément de l’agacer. Attention, j’ai bien conscience pour autant qu’il faut entretenir son réseau de journalistes avec lesquels on travaille régulièrement mais je pense qu’il faut le faire intelligemment, en leur apportant une réelle valeur ajoutée.
    C’est là que vient mon deuxième élément de réponse. Il faut effectivement devenir une source d’informations riche pour la presse sur son entreprise (bien sûr) mais plus généralement sur son secteur d’activité et les problématiques qui y sont liées. Là encore, on en revient aux « contenus » si chers aux marketeux qui ont compris que pour établir et pérenniser un lien avec son public, il faut se différencier en proposant des contenus pertinents.
    Dans cette lignée et toujours à mon humble avis, il me semble donc désormais inutile de faire du mass-RP en diffusant un même communiqué à des centaines de rédactions, aussi différentes que Les Echos et Voici (vous souriez, mais ça arrive !). Quant aux relances téléphoniques toujours de masse sur le mode « bonjour, c’est l’agence X, je voulais savoir si vous aviez bien reçu notre communiqué ? », c’est un modèle qui me semble tout autant erroné. Mieux vaut parfois éviter trop de contacts mais privilégier ceux pour lesquels on sait que l’on apportera une vraie info.
    Les RP les plus efficaces sont certainement celles qui sont le mieux ciblées, travaillées sur des petits fichiers avec des annonces sectorisées. Cela s’inscrit toujours dans cette idée tendance du « contenus » forts. Un journaliste qui reçoit dix communiqués de votre entreprise par mois qui ne le concerne pas n’aura plus envie d’ouvrir vos mails, tandis que si vous le contactez plus ponctuellement mais avec du contenu pertinent, vous aurez gagné sa confiance et serez à ses yeux un interlocuteur crédible. L’attaché de presse doit se positionner comme un conseiller du journaliste.
    C’est pour cela que l’on peut pousser cette problématique « contenu » encore un peu plus en imaginant que l’on peut aussi personnaliser carrément nos infos pour tel ou tel journaliste. En travaillant avec un fichier « cœur de cible » restreint, vous connaissez mieux les centres d’intérêt et sensibilité de chaque titre et rien ne vous empêche de contacter l’un de vos contacts privilégiés avec un thème, un angle, une idée d’article. Si c’est pertinent, ça ne peut qu’augmenter votre degré de « connivence » avec les journalistes.
    Parce que voilà une autre grande thématique du moment dans le marketing, après les contenus, il y a aussi « la relation ». Et comme avec ses autres publics, une entreprise doit idéalement construire avec ses journalistes-clés une relation forte, quasiment de l’ordre de l’émotionnel. Et pour cela, rien de tel que de bien comprendre leurs thématiques et que de leur proposer les bonnes infos au bon moment.
    Enfin, un point important que j’ai oublié de souligner en entretien (ggggrrrrrrrrrrrrrr) mais qui est pourtant crucial, c’est de ne pas négliger les influenceurs digitaux, qu’ils soient journalistes ou bloggeurs. J’en avais déjà parlé ici.
    Finalement, je pourrais résumer cette note en disant que de bonnes RP, ce sont des RP professionnelles, bien ciblées –voire personnalisées- et qui apportent une réelle valeur ajoutée aux journalistes.
    Et vous, avez-vous un avis sur la question ?

  • 7 mauvaises raisons de faire des Relations Presse

     

    relations-presse.jpgJ’ai ressorti de mes favoris un lien vers cet article d’un site américain : 7 stupides raisons d’embaucher une agence de RP… un billet à mettre entre toutes les mains, notamment de PDG mégalos qui rêvent de faire la Une du Figaro Economie tous les jours (ou presque). J’ai donc adapté cet article à notre culture franco-française, et voilà en résumé les 7 mauvaises raisons d’investir dans les RP :

    1-     
    Etre invité au plateau du journal de 20 heures !
    Oubliez cela, les places sont extrêmement rarissimes, il y a sûrement d’autres médias que vous intéresserez vraiment. Et puis entre nous, inviter un patron sur le plateau du 20 heures, c’est rarement pour parler de bonnes nouvelles (cf Carlos Ghosn chez Renault, les suicides chez Orange… oh pardon chez France Telecom…)

    2-      Passer moins de temps sur les sujets RP
    Là encore, oubliez ! Driver une agence, c’est du boulot. Il y a toute une « éducation » à faire et surtout, il faut la nourrir en informations régulièrement… et être évidemment présent et réactif quand il y a des demandes de journalistes.

    3-      Rémunérer l’agence en actions
    Alors là ce doit être un phénomène très américain, je n’en ai jamais entendu parler en France… Parce que parier sur la hausse du cours d’une action, c’est très risqué par les temps qui courent, non ?

    4-      Embaucher l’agence la moins chère du marché
    On imagine le résultat : petit budget = petite prestation. Il faut quand même investir un minimum si l’on veut que les choses soient bien faites.

    5-      Rémunérer l’agence suivant les retombées
    Et hop, nous voilà revenus au vieux débat qui fait toujours rage dans les RP. Alors pour rappel, une agence a une obligation de moyens, pas de résultats. Et oui, nous ne sommes pas derrière le journaliste à lui sussurer les mots quand il écrit son article, nous ne sommes pas là non plus quand il défend son article auprès de son rédacteur en chef. En revanche, il incombe bien à l’agence de faire tout ce qui est en son pouvoir pour rendre son client visible.

    6-      L’agence s’engage sur un certain nombre de retombées
    Là c’est encore pire, c’est l’agence qui entretient l’idée qu’elle va obtenir tant d’articles pour son client. J’ai vécu ça une fois, en reprenant un dossier RP qui avait été confié à une agence : sur les 100 articles « promis », 95 étaient des copiers/collers de communiqués trouvés sur le web sur des sites inconnus, tout juste bon à relayer des communiqués. Franchement pas professionnel de la part de l’agence, et même carrément malhônnete.

    7-      Avoir des retombées dans le mois qui vient
    A moins d’avoir une annonce extraordinaire (vous avez rencontré un martien ???) ou d’être une entreprise du CAC 40, n’espérez pas avoir de retombées immédiatement. Les relations avec les journalistes se construisent dans le temps, il faut appeler une première fois, expliquer, rappeler, réexpliquer, relancer etc. Le chemin est long, il faut être patient.

  • Que sont les Relations Presse devenues ?

    iStock_RP.jpgUne petite discussion avec une amie journaliste m'a inspiré ce billet. Elle vient de raccrocher d'avec une attachée de presse et me dit : "je déteste les attachées de presse qui me tutoient et m'appellent par mon prénom dès le premier échange". Oui, je veux bien la comprendre. J'avoue, l'une de mes premières réactions a été de lui demander : "elle a quel âge tu crois ? ". "La quarantaine environ" me répond-elle...
    Bon je sens que j'avance sur un terrain glissant là, mais au risque de me faire des ennemis, ma question n'était pas complètement innoncente. Je pense que le métier a profondément changé en une décennie et évidemment, il y a encore quelques attachés de presse plus "vieille école" et les autres.
    Si je dois caricaturer l'attachée de presse d'avant, à mon sens, c'est celle (ou celui d'ailleurs) qui parie sur un carnet d'adresses bien fourni, est copain/copine avec les journalistes les plus influents et est de tous les cocktails, inaugurations etc. Pour l'avoir observée, je dois reconnaître que cette technique peut être redoutablement efficace si elle est bien menée.
    L'attachée de presse version 2010 est la version RP des réseaux sociaux. C'est-à-dire qu'il mise aussi sur le réseau mais différement. Il est plus dans "l'enquête", il connait peut-être les journalistes de manière moins superficielle, mais sait exactement quels sont ses sujets de prédilection. Même s'il continue d'envoyer des communiqués à sa base quand l'actualité de son entreprise le justifie, il est aussi plus dans une optique "pull" que "push" : il tente de savoir quels sujets tel journaliste a en préparation, et comment il peut "l'aider" avec ses propres infos. L'attachée de presse d'aujourd'hui a aussi conscience qu'il se joue quelque chose sur le net : oui, les bloggeurs aussi sont influents et il faut s'en occuper et oui, les réseaux sociaux sont utiles pour rendre visibles les marques.
    Il y a aussi une donne qui a changé (je vous livre les infos en vrac telles qu'elles me viennent, je vous laisse le soin de trier...). Les communicants sont maintenant véritablement au service du business. Autant auparavant la comm pouvait servir d'apparat pour faire briller une entreprise, autant maintenant, il est impensable de ne pas en attendre des résultats tangibles. D'où le débat qui n'en finit pas sur les RP et le ROI. Par exemple, si l'entreprise prévoit une levée de fonds, c'est le moment de rencontrer les journalistes de la presse économique et financière.
    Je me rends bien compte que j'ai une vision très caricaturale de ce qu'est l'attachée de presse d'avant et celle d'aujourd'hui. Même si j'ai conscience de grossir le trait, c'est quand même, avec plus ou moins de nuances, le constat que je fais au quotidien. Mais vos avis à ce sujet m'intéressent... Qu'en pensez-vous vous ? Le métier a-t-il vraiment changé ? Et comment a-t-il changé ? Tell me !