Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mort presse

  • Adieu CBNews

    1078.jpgEt oui, le magazine qui a bercé mes années d’étudiante en comm’ et qui parfois a jalonné ma vie professionnelle n’est plus. Décision du Tribunal de Commerce jeudi dernier, c’est fini, on peut faire ses cartons et éteindre la lumière.
    Première chose que ça m’évoque, c’est que c’est triste. C’est toujours triste quand un titre de presse disparaît. Un peu comme si avec lui la voix de ses journalistes, leurs opinions, leurs news, leurs scoops mourraient. On se prive d’un point de vue. Intéressant ou non. Vous me direz, pour ouvrir grand leurs bouches, il y a les blogueurs communicants. Oui bien sûr, mais ce n’est pas pareil, la démarche n’est pas la même. Quand on porte une carte de presse, on se doit normalement à un minimum d’objectivité, de validation de l’information…
    L’autre réflexion que je me fais, c’est que même s’il faisait partie de mon paysage professionnel, CB News n’était pas franchement un titre dans lequel je me reconnaissais. J’ai toujours eu l’impression en le feuilletant qu’il parlait seulement aux caricatures de pubards et communicants parisiens, les Beigbeider et autres figurants de 99 Francs. Moi, petite communicante provinciale, je ne jongle pas avec des millions d’euros, je n’ai jamais acheté de spot pub TV et mes événements ne s’adressent pas à 15'000 invités. Peut-être que ce que je fais au quotidien, c’est de la communication à 360° mais je n’arrive pas à m’approprier cette expression pompeuse. Peut-être que je vouvoie les journalistes, mais ça ne m'empêche pas de travailler avec eux. Peut-être que j’assiste parfois à des cocktails professionnels, mais ce n’est jamais seulement pour claquer des bises. Bon je caricature là mais vous voyez où je veux en venir.
    J’ai lu ça et là que la mort de CB News marquait la fin des « années pub ». Je crois que c’est vrai. On est passé à une communication pragmatique, inquiète du ROI et dans l’échange avec ses publics. C’est peut-être cette marche-là que CB News a raté non ?