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journaliste

  • De bonnes Relations Presse, c’est quoi ?

    relations_presse.jpgPremière diffusion le 25 août 2008

    Aujourd’hui, je voulais rebondir sur cette question pertinente qui m’a été posée hier en entretien d’embauche : « de bonnes Relations Presse, c’est quoi ? ». Je vous rassure, mon interlocuteur parlait mieux français que moi et a fait l’effort de me poser la question avec des mots plus intelligents intelligibles mais c’était en substance le sens de sa question.
    Le premier élément de réponse qui m’est d’abord venu à l’esprit était ce que n’étaient pas, à mon sens, de bonnes Relations Presse. Je n’ai jamais aimé et je ne suis jamais reconnue dans le côté « strass et paillettes » des RP. Je suis incapable de taper sur l’épaule d’un journaliste que je ne connais pas, de le tutoyer immédiatement et de l’appeler « mon chéri » autour d’une coupe de champagne et de petits fours. Bien sûr, je grossis énormément le trait mais c’est pour expliquer que cet aspect-là des RP me semble maintenant complètement dépassé. Et surtout, il y a un grand risque en se comportant ainsi de perdre toute crédibilité auprès du journaliste et même carrément de l’agacer. Attention, j’ai bien conscience pour autant qu’il faut entretenir son réseau de journalistes avec lesquels on travaille régulièrement mais je pense qu’il faut le faire intelligemment, en leur apportant une réelle valeur ajoutée.
    C’est là que vient mon deuxième élément de réponse. Il faut effectivement devenir une source d’informations riche pour la presse sur son entreprise (bien sûr) mais plus généralement sur son secteur d’activité et les problématiques qui y sont liées. Là encore, on en revient aux « contenus » si chers aux marketeux qui ont compris que pour établir et pérenniser un lien avec son public, il faut se différencier en proposant des contenus pertinents.
    Dans cette lignée et toujours à mon humble avis, il me semble donc désormais inutile de faire du mass-RP en diffusant un même communiqué à des centaines de rédactions, aussi différentes que Les Echos et Voici (vous souriez, mais ça arrive !). Quant aux relances téléphoniques toujours de masse sur le mode « bonjour, c’est l’agence X, je voulais savoir si vous aviez bien reçu notre communiqué ? », c’est un modèle qui me semble tout autant erroné. Mieux vaut parfois éviter trop de contacts mais privilégier ceux pour lesquels on sait que l’on apportera une vraie info.
    Les RP les plus efficaces sont certainement celles qui sont le mieux ciblées, travaillées sur des petits fichiers avec des annonces sectorisées. Cela s’inscrit toujours dans cette idée tendance du « contenus » forts. Un journaliste qui reçoit dix communiqués de votre entreprise par mois qui ne le concerne pas n’aura plus envie d’ouvrir vos mails, tandis que si vous le contactez plus ponctuellement mais avec du contenu pertinent, vous aurez gagné sa confiance et serez à ses yeux un interlocuteur crédible. L’attaché de presse doit se positionner comme un conseiller du journaliste.
    C’est pour cela que l’on peut pousser cette problématique « contenu » encore un peu plus en imaginant que l’on peut aussi personnaliser carrément nos infos pour tel ou tel journaliste. En travaillant avec un fichier « cœur de cible » restreint, vous connaissez mieux les centres d’intérêt et sensibilité de chaque titre et rien ne vous empêche de contacter l’un de vos contacts privilégiés avec un thème, un angle, une idée d’article. Si c’est pertinent, ça ne peut qu’augmenter votre degré de « connivence » avec les journalistes.
    Parce que voilà une autre grande thématique du moment dans le marketing, après les contenus, il y a aussi « la relation ». Et comme avec ses autres publics, une entreprise doit idéalement construire avec ses journalistes-clés une relation forte, quasiment de l’ordre de l’émotionnel. Et pour cela, rien de tel que de bien comprendre leurs thématiques et que de leur proposer les bonnes infos au bon moment.
    Enfin, un point important que j’ai oublié de souligner en entretien (ggggrrrrrrrrrrrrrr) mais qui est pourtant crucial, c’est de ne pas négliger les influenceurs digitaux, qu’ils soient journalistes ou bloggeurs. J’en avais déjà parlé ici.
    Finalement, je pourrais résumer cette note en disant que de bonnes RP, ce sont des RP professionnelles, bien ciblées –voire personnalisées- et qui apportent une réelle valeur ajoutée aux journalistes.
    Et vous, avez-vous un avis sur la question ?

  • De bonnes Relations Presse, c’est quoi ?

    Aujourd’hui, je voulais rebondir sur cette question pertinente qui m’a été posée hier en entretien d’embauche : « de bonnes Relations Presse, c’est quoi ? ». Je vous rassure, mon interlocuteur parlait mieux français que moi et a fait l’effort de me poser la question avec des mots plus intelligents intelligibles mais c’était en substance le sens de sa question.
    Le premier élément de réponse qui m’est d’abord venu à l’esprit était ce que n’étaient pas, à mon sens, de bonnes Relations Presse. Je n’ai jamais aimé et je ne suis jamais reconnue dans le côté « strass et paillettes » des RP. Je suis incapable de taper sur l’épaule d’un journaliste que je ne connais pas, de le tutoyer immédiatement et de l’appeler « mon chéri » autour d’une coupe de champagne et de petits fours. Bien sûr, je grossis énormément le trait mais c’est pour expliquer que cet aspect-là des RP me semble maintenant complètement dépassé. Et surtout, il y a un grand risque en se comportant ainsi de perdre toute crédibilité auprès du journaliste et même carrément de l’agacer. Attention, j’ai bien conscience pour autant qu’il faut entretenir son réseau de journalistes avec lesquels on travaille régulièrement mais je pense qu’il faut le faire intelligemment, en leur apportant une réelle valeur ajoutée.
    C’est là que vient mon deuxième élément de réponse. Il faut effectivement devenir une source d’informations riche pour la presse sur son entreprise (bien sûr) mais plus généralement sur son secteur d’activité et les problématiques qui y sont liées. Là encore, on en revient aux « contenus » si chers aux marketeux qui ont compris que pour établir et pérenniser un lien avec son public, il faut se différencier en proposant des contenus pertinents.
    Dans cette lignée et toujours à mon humble avis, il me semble donc désormais inutile de faire du mass-RP en diffusant un même communiqué à des centaines de rédactions, aussi différentes que Les Echos et Voici (vous souriez, mais ça arrive !). Quant aux relances téléphoniques toujours de masse sur le mode « bonjour, c’est l’agence X, je voulais savoir si vous aviez bien reçu notre communiqué ? », c’est un modèle qui me semble tout autant erroné. Mieux vaut parfois éviter trop de contacts mais privilégier ceux pour lesquels on sait que l’on apportera une vraie info.
    Les RP les plus efficaces sont certainement celles qui sont le mieux ciblées, travaillées sur des petits fichiers avec des annonces sectorisées. Cela s’inscrit toujours dans cette idée tendance du « contenus » forts. Un journaliste qui reçoit dix communiqués de votre entreprise par mois qui ne le concerne pas n’aura plus envie d’ouvrir vos mails, tandis que si vous le contactez plus ponctuellement mais avec du contenu pertinent, vous aurez gagné sa confiance et serez à ses yeux un interlocuteur crédible. L’attaché de presse doit se positionner comme un conseiller du journaliste.
    C’est pour cela que l’on pousser cette problématique « contenu » encore un peu plus en imaginant que l’on peut aussi personnaliser carrément nos infos pour tel ou tel journaliste. En travaillant avec un fichier « cœur de cible » restreint, vous connaissez mieux les centres d’intérêt et sensibilité de chaque titre et rien ne vous empêche de contacter l’un de vos contacts privilégiés avec un thème, un angle, une idée d’article. Si c’est pertinent, ça ne peut qu’augmenter votre degré de « connivence » avec les journalistes.
    Parce que voilà une autre grande thématique du moment dans le marketing, après les contenus, il y a aussi « la relation ». Et comme avec ses autres publics, une entreprise doit idéalement construire avec ses journalistes-clés une relation forte, quasiment de l’ordre de l’émotionnel. Et pour cela, rien de tel que de bien comprendre leurs thématiques et que de leur proposer les bonnes infos au bon moment.
    Enfin, un point important que j’ai oublié de souligner en entretien (ggggrrrrrrrrrrrrrr) mais qui est pourtant crucial, c’est de ne pas négliger les influenceurs digitaux, qu’ils soient journalistes ou bloggeurs. J’en avais déjà parlé ici.
    Finalement, je pourrais résumer cette note en disant que de bonnes RP, ce sont des RP professionnelles, bien ciblées –voire personnalisées- et qui apportent une réelle valeur ajoutée aux journalistes.
    Et vous, avez-vous un avis sur la question ?

  • Bloggeur vs journaliste

    Aujourd’hui, je voulais réagir à une mini-polémique née hier sur le site de Cyrille. Résumé des événements : il avait publié sur son blog une brève intitulée « Veille2Com pompé par CBNews ? » où il s’étonnait qu’une info un peu exclusive sortie sur son blog soit reprise le lendemain sur CBNews. Il n’affirmait pas formellement avoir été copié par CBNews, il posait juste la question. Comme vous le constatez, les événements étaient très graves et l’on pouvait imaginer qu’à la suite de cela, la terre du petit monde des communicants allait trembler !
    Et bien, c’est ce qui arrivât ! Une heure et demie seulement après la publication de sa brève, Cyrille a reçu un mail incendiaire du rédacteur en chef himself de CBNews. Certainement écrit sous le coup de la colère, le mail de Tanguy Leclerc était très violent et démesuré compte tenu du petit incident concerné. Voilà quelques morceaux choisis : « décidément, certains blogueurs, et en l’occurrence vous, avez la tête qui enfle vraiment au point de frôler la connerie », ou encore « la question qui se pose à la lecture de votre humeur est de savoir qu’est ce qui distingue un bon blogueur d’un charlot ! » et enfin « veuillez agréer, cher monsieur, l’expression de mon plus profond mépris ». Classe n’est-ce pas ?
    Personnellement, je pense effectivement que la brève de Cyrille était certainement maladroite et sûrement un brin trop provocatrice, par exemple lorsqu’il écrit ironiquement qu’il faut traduire le lapidaire « selon nos informations » par « selon le Netvibes du stagiaire pigiste en charge de la newsletter ». En tant que lectrice du blog, je trouve ça assez drôle mais je comprends aussi que le journaliste concerné puisse se sentir attaqué. Donc sur le fond, la réponse du rédacteur en chef est tout à fait légitime. D’ailleurs, Cyrille a fini par faire son mea culpa en reconnaissant avoir été inutilement cynique.
    Mais est-ce que M. Leclerc n’a pas sur-réagi ? Sa réponse et l’importance qu’il donne à ce micro-événement en disent long sur l’aversion de certains journalistes pour la communauté des bloggeurs. Je ne sais pas si c’est le cas dudit M. Leclerc mais je pense que c’est assez symptomatique. Comme s’il existait une espèce de concurrence entre ces deux mondes et que les vrais professionnels, ceux qui ont une carte de presse, se sentaient menacés par les bloggeurs. Je pense pourtant que le débat n’a vraiment pas lieu d’être et que les bloggeurs (sauf certains j’imagine) n’ont pas du tout en tête de faire de l’ombre aux vrais pros du traitement de l’info. Ce thème là a déjà fait l’objet de nombreux papiers off et online et continuera encore à alimenter d’autres polémiques. Je trouve dommage de voir se creuser le fossé alors qu’à mon sens, journalistes et bloggeurs se complètent : les premiers sont une source d’infos fiable, complète, fouillée là où les deuxièmes apportent des points de vue tranchés et décalés. Pour ceux, dont je fais partie, qui lisent beaucoup, les deux sont devenus indispensables.
    Enfin, c’est mon côté réac qui ressort mais je suis choquée (oui, oui, choquée) par le ton vulgaire et franchement inapproprié du mail de M. Leclerc. Il représente quand même un titre connu et reconnu dans le monde de la communication et je trouve dommage qu’il ne soigne pas plus son vocabulaire et utilise des tournures carrément grossières. Son mail aurait eu d’autant plus de poids et aurait inspiré plus de respect s’il avait été écrit plus correctement. Je sais bien que dans le monde du web, tout est permis, mais tout de même !
    Bilan de l’opération : bloggeur 0 – cbnews 0. Match nul, vraiment. Personne ne ressort grandit de ce non-événement et surtout pas CBNews, un titre que je consulte pourtant régulièrement et que je reconnais pour sa qualité et son professionnalisme.