15.10.2008

Le pouvoir communicationnel des blogs

blogosphere.jpgVoilà une thèse qui mérite que l’on s’y attarde. Nolwenn Hénaff de l’Université de Rennes (si elle n’est pas bretonne, alors je rentre dans les ordres !) s’attaque au sujet brûlant des nouveaux influenceurs. Sous le titre « Parole authentique versus parole instrumentalisée : le pouvoir communicationnel des blogs », notre universitaire décortique ce phénomène sur 421 pages. J’avoue n’être pas sûre de tout lire dans le détail mais j’ai déjà repéré les chapitres desquels je vais sûrement apprendre plein de choses comme : « le point de vue des bloggeurs et journalistes », « blogs et instrumentalisation, une approche exploratoire » ou encore « le blog, prise de parole citoyenne ». A votre tour de télécharger la thèse pour y piocher ce qui vous intéresse.
Et merci à La Crise dans les Médias pour m’avoir fait découvrir cette info.
Allez je vous laisse, j'ai de la lecture qui m'attend !

23.09.2008

RP : Relations Publiques ou Relations Personnelles ?

micro.jpgC’est Drew qui se pose la question sur son blog. Avec l’avènement des média sociaux, est-ce que les RP sont passées dans l’ère des Relations Personnelles ? Pour argumenter sa réflexion, elle s’appuie sur une note parue sur Business Logs.
Ce billet relate l’expérience d’un auteur qui a voulu promouvoir son livre. Il a d’abord embauché une agence de RP. Résultat : un maigre article au bout de 3 mois et l’agence qui lui expliquait : ’’cela prend du temps d’avoir des retombées, soyez patient !’’. Finalement à bout, il se sépare de son agence de RP et décide de reprendre en main sa communication, en utilisant les nouveaux influenceurs.
Il contacte lui-même quelques blogueurs-clé, les rencontre à l’occasion de conférences, tisse des liens avec eux. Il n’attaque pas immédiatement avec la promotion de son livre, il prend le temps de les connaître, de les ‘’apprivoiser’’. Et très rapidement, il obtient des retours, est mentionné sur les blogs les plus visités. Le buzz est créé, son livre se vend.
Quoi penser de ce cas ? J’aurais d’abord tendance à penser qu’il avait embauché une mauvaise agence de RP. Un papier au bout de trois mois, c’est extrêmement peu, non ? Ensuite, je pense que l’approche personnalisée avec les bloggeurs peut tout à fait être transférée à la presse. J’ai déjà eu l’occasion d’en parler ici, mais je pense que les RP tendent de plus à plus à la personnalisation de la relation que ce soit avec les journalistes ou les bloggeurs. L’approche de l’auteur est aussi intéressante puisqu’il n’a pas joué dès le départ au VRP mais au contraire, a pris le temps de connaître les blogueurs avant de leur parler de son actualité, ce qui lui a évidemment permis de présenter son projet sous un angle qui intéressait son interlocuteur.

18.06.2008

De la réputation de l’entreprise

Plusieurs blogs ont traité récemment de la réputation des entreprises. Webilus propose ce dessin illustrant les étapes qui séparent la mauvaise de la bonne image de marque, de l’enfer au paradis. C’est simple et efficace !

réputation.jpg


Arnaud (encore lui !) relate dans une note d’un livre blanc sur la e-réputation édité par la société Digimind. Ce thème prend de plus en plus d’importance dans le contexte du web collaboratif, où tout le monde –de l’actionnaire au salarié- peut prendre la parole sur une entreprise. Une conséquence, par exemple est que parmi les 100 entreprises du classement Fortune 100, 29 d’entre elles ont des articles négatifs en première page de Google quand on tape leur nom. Ces contenus reprennent des décisions de justice défavorables, des campagnes de dénigrement, des sites contestataires, etc.
Dans la même lignée, RISC a récemment publié les résultats d’une étude sur les internautes influents. Le profil de ces « influeuceurs » est décortiqué : en recherche d’innovation, leader d’opinion avec un distinguo fort entre les bloggeurs et les internautes assidus. La conclusion résume bien la problématique des communicants, qui doivent prendre en compte ce nouveau public en trouvant un discours adapté : « Les marques ont tout à gagner et autant à redouter de ces influenceurs d’abord en ce qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes, ensuite parce que leur pouvoir de nuisance est largement supérieur à leurs éventuelles contributions positives. »

De la réputation de l’entreprise

réputation.jpgPlusieurs blogs ont traité récemment de la réputation des entreprises. Webilus propose ce dessin illustrant les étapes qui séparent la mauvaise de la bonne image de marque, de l’enfer au paradis. C’est simple et efficace !
Arnaud (encore lui !) relate dans une note d’un livre blanc sur la e-réputation édité par la société Digimind. Ce thème prend de plus en plus d’importance dans le contexte du web collaboratif, où tout le monde –de l’actionnaire au salarié- peut prendre la parole sur une entreprise. Une conséquence, par exemple est que parmi les 100 entreprises du classement Fortune 100, 29 d’entre elles ont des articles négatifs en première page de Google quand on tape leur nom. Ces contenus reprennent des décisions de justice défavorables, des campagnes de dénigrement, des sites contestataires, etc.
Dans la même lignée, RISC a récemment publié les résultats d’une étude sur les internautes influents. Le profil de ces « influeuceurs » est décortiqué : en recherche d’innovation, leader d’opinion avec un distinguo fort entre les bloggeurs et les internautes assidus. La conclusion résume bien la problématique des communicants, qui doivent prendre en compte ce nouveau public en trouvant un discours adapté : « Les marques ont tout à gagner et autant à redouter de ces influenceurs d’abord en ce qu’ils ne représentent qu’eux-mêmes, ensuite parce que leur pouvoir de nuisance est largement supérieur à leurs éventuelles contributions positives. »

21.05.2008

Qui sont les vrais influenceurs?

Aujourd’hui, je voulais réagir à ce très bon article intitulé : «Who do people trust? (It ain’t bloggers) ». A l’heure où les hommes et les femmes du marketing rivalisent d’idées pour s’adapter au phénomène 2.0 et toucher les nouveaux leaders d’opinions que sont les désormais célèbres bloggeurs influenceurs, Jeremiah s’est posé cette pertinente question : en qui les consommateurs ont-ils vraiment confiance ? Pour y répondre, il s’est appuyé sur trois études nord-américaines riches d’enseignements.
La première, de Forrester Research, met en évidence que, pour obtenir des infos sur un produit ou un service, les consommateurs font d’abord confiance à leurs proches (83%), à la presse écrite et tv (75%) et au site corporate des entreprises (69%). Les avis de consommateurs en ligne arrivent derrière avec 60% pour les avis publiés sur le site du fabricant et seulement un petit 30% pour les billets signés par des bloggeurs ! Ce dernier chiffre m’a particulièrement marqué quand on voit les efforts faits par les entreprises pour toucher ces influenceurs tandis que l’idée de proposer un site corporate efficace semble désormais has-been et pas du tout 2.0.
Un baromètre publié par Edelman vient confirmer ces chiffres. A la question, « quelle source d’information considérez-vous la plus crédible pour obtenir des informations sur une entreprise ? », ce sont d’abord les proches qui sont mentionnés jusqu’à 70%, suivis des analystes (60%) et des universitaires (60%). En « queue de peloton », on retrouve les Présidents d’entreprises (28%) et en lanterne rouge, les bloggeurs (19%).
Enfin, une étude Pollara démontre que les utilisateurs de réseaux sociaux ont plus confiance en leurs amis de la « vraie vie » qu’en ceux qu’ils fréquentent sur le web. Près de 80% d’entre eux feraient confiance à des proches pour acheter un produit, et seulement 23% suivraient les conseils de leurs web-mates. Le responsable de l’étude conclut sur cette note qui laisse à réfléchir : « Popularité ne rime pas automatiquement avec crédibilité ».
Ces chiffres vont réellement à contre-courant de ce qui se dit et se fait actuellement. Je trouve intéressante cette approche, pas très 2.0, et qui revient à une question fondamentale : en qui les consommateurs ont-ils confiance et qui sont les vrais influenceurs ?
Concrètement, ce que je retire de ces résultats, c’est qu’il ne faut jamais perdre de vue les « bases » comme par exemple, porter une attention particulière à son site corporate et à ses relations presse. S’intéresser aux nouvelles tendances et nouveaux influenceurs fait évidemment partie du travail des marketeux mais il faut aussi veiller à ne pas céder trop vite aux sirènes du 2.0 aux dépends de ces fondamentaux.