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frederic de villamil

  • RP 2.0... où, quand, comment, pourquoi ?

    rp2.0.jpgAujourd'hui, ce sera un papier à la croisée de plusieurs réflexions. Oui oui, parfois, même le lundi, j'arrive à faire se synchroniser plusieurs neurones en même temps. Il en va, encore une fois, de la relation des marques aux bloggeurs... les fameuses RP 2.0. Bon je vous l'avoue tout de suite, ce billet ne répondra pas à toutes les questions du titre, mais promis, je vais faire de mon mieux.
    Venons-en aux faits. J'ai rencontré la semaine dernière un bloggeur, influent dans son domaine, pour l'un de mes clients. Ce n'est pas la première fois que l'on se rencontre, on a "créé" du lien comme disent les communicants qui font plein plein de réunions pour monter des concepts géniaux. Du coup, on peut discuter de manière informelle. Et au détour d'une conversation, il nous apprend qu'il a été démarché le jour même par l'un de nos concurrents... mais qu'il n'a pas du tout apprécié la démarche. En gros, le mail disait en substance quelque chose comme "Bonjour, ce serait sympa de parler de nous sur votre blog, voilà en gros ce que vous pouvez dire". Mouais, ça manque un peu de tact tout ça. Mais avouons-le, c'est aussi tout bénéf pour nous (héhéhé). Notre approche n'a pourtant rien eu d'extraordinaire : on ne lui a pas offert le dernier iPhone ni un voyage au bout du monde... On a juste pris le temps de faire connaissance avec lui, et rien qu'avec lui, au cours d'un déjeuner estival. Pas grand chose c'est vrai, mais voilà, ça a suffit pour qu'il nous connaisse, qu'on le connaisse... Et qu'il trouve un intérêt (et une envie) à parler nous. Ca ne tient pas à grand chose finalement, mais voilà, ça nous a permis de faire la différence.
    Pour enrichir encore le débat, je pense qu'il faut que je raccroche ce petit récit à un article découvert hier. Dans les grandes lignes, un bloggeur se plaint de l'approche trop cash d'une entreprise... la même que celle vécue par notre bloggeur cité plus haut... sur le mode "il faut absolument parler de nous, on est tellement forts" (bon je caricature mais vous comprenez). Le bloggeur dénonce à juste titre le manque de pertinence de ce genre de contact, et surtout il sait très bien nous faire partager son ras-le-bol face à ce genre de spam. Je veux bien le comprendre. Par contre, ce qui m'étonne plus dans son raisonnement, c'est lorsqu'il dit que finalement, il pourra peut-être en parler de ces entreprises X ou Y, mais pas gratuitement, parce que le temps passé à écrire doit être rémunéré. Avec sa plume acérée, il le dit : "si auprès des blogueurs tu veux avoir bonne presse, il te faudra passer à la caisse". Mouais. Bof. Je reste vraiment dubitative là... Pas vous ? Enfin je veux dire, ce n'est donc plus que là-dessus que se ferait l'échange marques/bloggeurs ? C'est assez restrictif non ? Je ne veux pas tomber dans le côté trop démago des blogs "espace de liberté où l'on raconte ce que l'on veut et justement loin des considérations matérielles". On le sait, la blogobulga, c'est pas le pays de Oui-Oui... Mais quand même. En général, si je contacte un bloggeur pour telle marque, c'est qu'il y a au départ une affinité entre les deux. Et donc, que le bloggeur en question peut aussi y trouver son intérêt... autrement que matériellement j'entends. Comme par exemple faire découvrir à ses lecteurs un produit ou un service vraiment sympa ??? Même s'il a le mérite d'être franc, je me demande si l'auteur du billet ne fait pas fausse route. Pas vous ?
    Bon au final, et si  je veux résumer rapidement (parce que je commence à avoir faim là...), il faut juste se dire que si l'on veut réussir, que l'on soit une entreprise ou un bloggeur, il faut garder un minimum de bon sens (j'aurais l'occasion d'y revenir dans un prochain billet... teasing...) et ne pas uniquement se laisser guider pas l'appât du chiffre d'affaires ou du gain tout court. Non ?