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emojounalisme

  • Le mot de la semaine : l'emo-journalisme

    Tout est dans le nom : l'emo-journalisme... Difficile d'ignorer ce "phénomène", surtout quand les éléments ont décidé de se déchaîner sur l'un des points les plus pauvres du globe. Faire du sensationnel avec de l'information, voilà un mélange bien détonant.
    Les américains sont passés maîtres en la matière, il suffit pour cela de voir les exploits du "Chief Medical Correspondent" de CNN, qui est sur tous les fronts à soigner un bébé en pleine rue d'Haïti devant les caméras...
    Rassurez-vous (ou pas), la France n'est pas en reste. On a vu dans un JT de France2 il y a quelques jours une équipe de journalistes venir au secours d'un orphelin blessé dans les ruines de son orphelinat.
    Que faut-il en penser ? Bien sûr, les journalistes sont des hommes et des femmes comme les autres. Ils sont pour là pour témoigner, rapporter des faits mais j'imagine aussi, qu'une fois sur place, confrontés à l'horreur de ce qui les entoure, ils peuvent aussi parfois réagir avec leur coeur. Je l'entends. Mais là où cela devient dangereux, c'est lorsqu'ils décident de filmer ces scènes-là, ces moments de vie où ils n'agissent plus comme reporters mais comme une personne touché par le sort d'une autre. Qu'est-ce que cela nous apporte, à nous, spectateur bien impuissant face à toutes les images que l'on nous balance ? A part la larme à l'oeil (et c'est sûrement l'enjeu) ? Rien.