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  • Le désamour du consommateur pour les marques

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    Voilà de la matière à réflexion pour les communicants. La régie du Nouvel Obs relaie les résultats d’une étude « Publicité et société », qui tombent comme un couperet. Les consommateurs ne croient plus en leurs marques et se sentent clairement manipulés par les annonceurs. En chiffres, cela donne :
    - 78% se déclarent ouvertement méfiants vis-à-vis des marques
    - 54% jugent qu’elles leur manquent de respect
    - 57% qu’elles ne les comprennent pas
    - 69 % croient de moins en moins ce qu’elles racontent et pensent qu’elles essaient de les berner
    Chers collègue, la route s'annonce longue! Seule information un peu rassurante (et encore), le nombre de publiphobes est en régression pour la première fois depuis 5 ans, soit 29% des sondés.

    Ces résultats démontrent encore une fois que le consommateur a vraiment pris le pouvoir. La communication avec celui-ci ne peut plus se contenter d’aller dans un sens unique. Fini le matraquage de slogans publicitaires, on est entrés dans l’ère du consomm’acteur. On ne peut plus l’ignorer et lui balancer vulgairement nos messages en espérant que cela finisse par porter ses fruits. Désormais, on échange avec lui, on écoute ses idées, on en retient même quelques unes.

    On communique vraiment donc !

     

  • Le mot de la semaine: le customer empowerment

    Je sais, je vous sers beaucoup de termes anglo-saxons. J'aimerais vraiment vous abreuver de mots aux consonances françaises, mais il semblerait que ce soit difficilement compatible avec les tendances du marketing ! L'expression de la semaine, donc, est le customer empowerment, que l'on pourrait traduiire (maladroitement) par la prise de pouvoir des consommateurs.
    Phénomène de société renforcé par internet et le web 2.0, il a de multiples facettes : il se manifeste dans la création d’espaces de liberté dans le champ de la consommation. Il se reflète dans la liberté de choisir, dans la capacité des consommateurs à réaliser des arbitrages de consommation, à contrevenir au pouvoir des producteurs, à orchestrer leurs ressources de façon organisée contre une entreprise mais aussi dans le refus des barrières à la concurrence. La capacité de décrypter les discours normatifs produits par les entreprises en est une autre déclinaison.
    Les entreprises ont compris qu'elles devaient se servir de ce phénomène et donner la parole aux consommateurs. L’entreprise est incitée à revoir son approches classique du marketing et à reconnaître le consommateur comme un client compétent dont elle peut apprendre ; le client qui retrouve un certain contrôle sur son expérience de consommation, voire sur la création de produit, est conduit à relâcher sa défiance vis-à-vis de l’entreprise.
    Pour en savoir plus sur le customer empowerment, c'est par ici.

  • Les grandes tendances marketing du moment

    En s’appuyant sur l’avis d’experts, le Journal du Net a dégagé les trois grandes tendances marketing de l’année 2008. Et voilà en résumé, ce qu’il ressort de ce dossier :
    - les consommateurs ne sont plus passifs, ils s’informent sur les produits, ne se contentent plus des messages publicitaires des marques, s’inquiètent de ce qu’ils achètent (d’où par exemple le succès du bio et du commerce équitable). De fait, les entreprises ne contrôlent plus leur image et doivent faire face au phénomène internet, forums et autres avis de consommateurs, qui peut générer du bon ou du mauvais buzz. Aux entreprises, donc, d’utiliser au mieux les nouveaux médias, notamment en multipliant les points de contacts avec les consommateurs via la communication 360° (média traditionnels, web, mobile, street marketing, points de vente etc.)
    - on assiste à une personnalisation, une segmentation de plus en plus forte du marketing relationnel, symbolisée par l’arrivée du géomarketing et du datamining. C’est une tendance forte mais les entreprises ont encore de gros efforts à faire pour exploiter au mieux leurs bases de données. Dans cette mouvance, le nombre de mailings ultra-ciblés augmente au détriment des mailings classiques. Ainsi, le marketing en temps réel, c’est-à-dire toucher le client pendant des moments de consommation pertinents (déjà utilisé par la Poste) devrait s’imposer car il offre un ROI bien meilleur qu’une campagne classique.
    - en termes de politique de prix, on assiste à une « polarisation » du marché, avec deux grandes tendances diamétralement opposées qui émergent. Soit les marques, même mass-market, s’orientent vers une stratégie luxe et élitiste à l’instar de l’iPhone d’Apple ou Nespresso. Soit au contraire, elles affichent une politique agressive de prix bas, comme Ikea ou encre les MDD, marques de distributeurs, en pleine croissance.