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chômage

  • IEVA, association de chômeurs non-anonymes

    Nous y voilà enfin. Je vous parle de cette association depuis plus d’un mois et je vous ai déjà promis un billet sur cette formation que je suis. Et bien, tout finit pas arriver puisque ça y est, je me suis finalement décidée à partager avec vous cette belle expérience.
    Tout a commencé le jour où je recherchais sur Google une association de chômeurs à Lyon. Débarquée fraîchement dans cette ville accueillante (mais ça, c’est une autre histoire), j’avais envie de rencontrer d’autres personnes dans ma situation et échanger sur nos expériences. Et finalement, j’ai atterri sur le site de Ieva*, une association que j’ai immédiatement contactée. Après un bref entretien convaincant avec le Président, j’étais très impatiente de commencer la formation.
    Parce que Ieva, c’est d’abord une formation de 10 jours étalés sur trois semaines. Une formation qui se passe en groupe d’une petite dizaine de chômeurs et qui nous apprend une méthode. C’est cette méthode qui doit poser les bases solides de notre recherche d’emploi à travers trois phases : la définition du projet professionnel, la construction de son réseau et enfin la conclusion.
    Tout au long de la formation, nous sommes encadrés par des animateurs bénévoles, des retraités encore plein de ressources qui mettent leurs matière grise et leur expérience à notre service. Tout comme « mes camarades de classe », j’ai été franchement épaté par la qualité de leurs interventions. Anciens consultants RH ou ex-cadres dirigeants à des fonctions marketing, commerciales… ils nous enseignent la méthode Ieva avec beaucoup de pédagogie, d’écoute et parfois même de patience ! Surtout, ils ne ménagent jamais leurs efforts pour nous aider à tirer l’essentiel de notre parcours, nous donner les astuces qui nous permettront de faire la différence en entretien ou encore nous faire comprendre ce qui se passe du côté du recruteur.
    Il y a d’abord un focus important porté sur le projet professionnel. Dans ce module, nous prenons le temps de revenir en arrière, d’analyser notre parcours, de le synthétiser en grandes étapes. Si l’exercice semble facile au départ, il se révèle finalement plus compliqué qu’il n’y paraît et nous oblige à prendre de la hauteur pour ne tirer que l’essentiel de notre carrière. Souvent aussi, le regard neuf porté par les autres participants sur notre parcours se révèle enrichissant. Pour ma part, les exercices autour du projet professionnel m’ont appris à retirer deux dimensions essentielles de mon profil, qui sont en quelque sorte ma marque de fabrique : d’un côté la nouvelle économie avec les années passées dans les start-ups du groupe Vivendi et de l’autre côté, mes deux dernières passées dans le secteur touristique pendant lesquelles j’ai notamment écrit un carnet de voyage. J’avais bien sûr conscience de ces deux étapes dans mon parcours mais j’ai appris à les formaliser et à les présenter de manière plus claire et donc, plus efficace.
    J’ai beaucoup appris aussi de la partie consacrée au réseau. Et oui, pour trouver du travail, il faut réseauter, c’est devenu indispensable. Pourquoi ? Parce que seulement un quart des postes pourvus le sont suite à la publication d’une annonce, les autres viennent de ce que les animateurs de Ieva appellent le « marché caché ». Et pour reprendre l’expression d’un ami de mon groupe : « Avant, en répondant aux annonces, nous étions comme des pêcheurs. Nous jetions notre ligne dans l’eau en attendant que cela morde. Maintenant, nous sommes des chasseurs : nous partons à la recherche de notre gibier ! ». C’est imagé bien sûr, mais très parlant. Moi qui pensais que le réseau ne s’apprenait pas parce que je l’associais beaucoup à une aptitude naturelle au relationnel, je me suis rendu compte que si, il existe une et des façon(s) de faire.
    Ce que je retiens aussi de Ieva, c’est la dimension humaine. Avec les animateurs, je l’ai déjà dit mais je le répète parce qu’ils jouent un rôle absolument primordial. Ils ne sont pas seulement des (ex)-professionnels très pertinents, ils sont surtout disponibles. Ils prennent toujours le temps d’écouter les cas et les problématiques de chacun, nous proposent des entretiens individuels pour revoir notre cv, préparer un entretien important etc. J’aime beaucoup cette notion très africaine qui veut que les « Sages » (non, je n’ose pas dire « les Vieux ») communiquent leur savoir et leur expérience aux plus jeunes. J’en avais déjà parlé ici. Un grand merci à eux donc s’ils passent par ici.
    La dimension humaine, je l’ai aussi vécu au sein même du groupe. Nous sommes une équipe de 10 personnes, de 24 à 58 ans, du commercial baroudeur qui défriche les marchés africains pour une grande société américaine à l’étudiante toute fraîche qui sort d’école de commerce en passant par la cinquantenaire dynamique qui va se reconvertir dans la formation. De ce melting-pot heureux est immédiatement sorti une très bonne ambiance, qui s’est confirmé au fil des jours. Ce qui me plaît le plus, c’est que l’on ressent beaucoup de bienveillance les uns envers les autres. Si l’un de nous vient de sortir d’un entretien décevant, on y va tous de notre petit mot pour le rebooster. Si un autre se prépare pour un entretien décisif, on l’encourage tous.
    Aujourd’hui la formation est terminée mais nous nous retrouvons un après-midi par semaine tous ensemble avec nos deux parrains pour faire le point sur nos avancées respectives. C’est très encourageant et motivant de se savoir ainsi entourée.
    Oups, je me suis un peu perdue dans cette note décousue et toute en longueur mais je pense que vous aurez compris l’essentiel (enfin, si vous êtes encore là !), qui est très positif. Intégrer cette association a réellement donné un nouveau souffle à ma recherche d’emploi. Si vous êtes lyonnais, en recherche d’emploi, n’hésitez pas une seconde. Vous verrez en arrivant chez Ieva, vous étiez un chômeur. Quelques semaines plus tard, vous serez un « offreur de services » !

    * Ne vous fiez pas à la mauvaise qualité du site. Il est aussi has-been que la formation est top !

  • Ca fait du bien !

    Ce matin, comme depuis une dizaine de jours, je me suis levée à 7h15. Et puis, comme j’étais un chouia en retard, je me suis dépêchée d’avaler mes BN (oui, j’adore ça) et de filer sous la douche avant de me parer d’une touche de maquillage (léger le maquillage, hein). Et puis j’ai pris mon Vélov’ et j’ai filé au travail. Enfin, au travail, je m’emballe un peu là.
    En plus de ma formation franchement intéressante et surtout très enrichissante humainement (mais je prendrai le temps de vous en parler plus longuement bientôt), je fais maintenant du bénévolat pour Habitat et Humanisme, une asso qui reloge et accompagne vers l’insertion ceux (trop nombreux) qui ont connu des « accidents de parcours ». Je suis là pour les aider sur leurs projets de communication / marketing et c’est passionnant, non seulement de se replonger dans des problématiques de comm’, mais en plus d’avoir le sentiment d’être un peu utile en apportant ma modeste pierre à l’édifice (pour une asso qui créé du logement, ça tombe bien… ah ah ah).
    Depuis 10 jours, donc, je replonge avec plaisir dans un rythme de vie professionnelle classique et c’est un vrai bonheur. Bien sûr, ce sera encore mieux le jour où j’aurai décroché un vrai travail. Mais le chômage m’aura permis de découvrir le bénévolat et de rencontrer des gens franchement intéressants. C’est pas mal non ?

  • Qui suis-je au fait ?

    Il est temps, je crois, de passer aux présentations.
    Mon vrai prénom, c’est Herveline… Oui, c’est original. Pour ceux d’entre vous que cela intéresse, sachez que c’est breton et qu'il s'agit tout simplement du féminin de Hervé. Pour le blog, j’ai préféré me présenter comme Hervie, ça sonne beaucoup plus web 2.0 non ?
    Mon prénom a toujours été utile dans mon métier de communicante. Avoir un prénom « différent », ça permet de sortir un peu du lot. En lui-même, c’est déjà presque un outil de communication. Par exemple, si j’appelle un journaliste qui a déjà été relancé 156 fois cette même journée, il me remettra plus rapidement et plus facilement que si je m’appelais Marie ou Stéphanie (désolée les filles). Merci donc à mes parents d’avoir été visionnaires au point de m’affubler d’un prénom qui serait raccord avec mon métier !M
    Mon métier d’ailleurs : communicante et marketeuse parce que je trouve ça plus parlant et moins pompeux que « Responsable Marcomm». J’aime sincèrement ce métier qui me permet de me pencher sur plein de missions en même temps : un peu de Relations Presse par-ci, une organisation d’événement par-là, une conception de brochure aussi et pour terminer une opération e-mailing. Loin de l’image des strass et paillettes, le marketing et la communication ont beaucoup d’avantages :
    - c’est humain. On rencontre et on échange tout le temps : en interne avec tous les services, avec les journalistes, avec les créatifs, avec les prestataires…
    - on ne s’ennuie jamais tant on travaille sur des missions différentes
    - ce métier fait appel à une palette de qualités : créativité, organisation, rédactionnel, relationnel, polyvalence. On se bonifie avec le temps !
    - on se tient au fait des dernières tendances en termes d’outils et de stratégies de communication, ce qui nous lie beaucoup aux nouvelles technologies et à la nouvelle économie
    - puisque c’est un métier transversal, il permet de s’intéresser et de se former à toutes sortes de problématiques, dans mon cas le e-business et le tourisme. Et pour certains, c’est l’occasion d’allier métier et passion, comme d’être le « communicant » d’un artiste par exemple.
    - ce métier ouvre des portes pour l’évolution vers des postes RH ou même commerciaux…
    Vous l’aurez compris, j’ai donc plein de raison d’aimer ce que je fais… Enfin, en temps normal, puisque pour le moment, je fais partie des quelques 2,1 millions de chômeurs français. Je suis bien décidée à trouver l’employeur idéal qui me fera confiance et me confiera les clés de son marketing et de sa communication.
    A bon entendeur !