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  • RP et bloggeurs, une relation à fort potentiel… Si si

    Me revoilà sur un thème qui m’est cher, peut-être parce que je garde de très bons souvenirs de mes années d’attachée de presse en agence : les RP et les bloggeurs. J’ai déjà traité ce sujet ici, et aussi ici. Aujourd’hui, je voulais réagir à ces deux billets : l’un d’un boss d’Edelman US et l’autre de Mashable US.
    Steve Rubel se sert de sa double casquette de communicant et de bloggeur pour constater que l’envoi de communiqués à tout va des agences de RP n’a décidément plus aucun intérêt, ni impact. Pourquoi ? Parce que les bloggeurs aiment parler de leurs découvertes, de trouvailles dont ils ont entendu parler par des amis… Ils n’aiment sûrement pas se contenter de faire des copier/coller de communiqués de presse. La question se pose alors : comment aborder ce public puisqu’on ne peut plus leur servir une info de masse ? Bon disons-le franchement, l’ami Steve ne nous apporte pas de réponse !
    Heureusement, Mark Hopkins de Mashable, bloggeur de son état, nous apporte des éléments de réponse. Il est temps de personnaliser la relation PR-bloggeur. Un mail personnel ou même un coup de téléphone aura plus d’impact qu’un communiqué froid et permettra de « créer du lien » entre l’entreprise et le bloggeur. En conséquence, le bon PR devient une source d’information, pas seulement sur l’activité et l’actualité de ses clients, mais sur les tendances du marché en général. Toujours en personnalisant la relation, le PR connaît mieux le journaliste et donc, les angles et les thèmes qui l’intéressent… il lui proposera donc des infos plus pertinentes et ciblées.
    Autre point que je voulais apporter : puisque les bloggeurs préfèrent dénicher les infos par eux-mêmes, soit en surfant sur le net, soit en écoutant les conseils de leur entourage, on peut conclure qu’il est extrêmement important pour les entreprises d’occuper un maximum d’espace sur le web. Leur visibilité sur les réseaux sociaux, sur les blogs, sur les moteurs évidemment devrait emmener ces bloggeurs à les découvrir par eux-mêmes et donc à les intéresser.
    Tiens, en relisant ce post, je m’aperçois que ces conseils sont tout aussi pertinents pour la relation entre PR et journalistes papier. Décidemment, le métier change. De nouvelles perspectives s’ouvrent. Au travail maintenant !

  • Qui sont les vrais influenceurs?

    Aujourd’hui, je voulais réagir à ce très bon article intitulé : «Who do people trust? (It ain’t bloggers) ». A l’heure où les hommes et les femmes du marketing rivalisent d’idées pour s’adapter au phénomène 2.0 et toucher les nouveaux leaders d’opinions que sont les désormais célèbres bloggeurs influenceurs, Jeremiah s’est posé cette pertinente question : en qui les consommateurs ont-ils vraiment confiance ? Pour y répondre, il s’est appuyé sur trois études nord-américaines riches d’enseignements.
    La première, de Forrester Research, met en évidence que, pour obtenir des infos sur un produit ou un service, les consommateurs font d’abord confiance à leurs proches (83%), à la presse écrite et tv (75%) et au site corporate des entreprises (69%). Les avis de consommateurs en ligne arrivent derrière avec 60% pour les avis publiés sur le site du fabricant et seulement un petit 30% pour les billets signés par des bloggeurs ! Ce dernier chiffre m’a particulièrement marqué quand on voit les efforts faits par les entreprises pour toucher ces influenceurs tandis que l’idée de proposer un site corporate efficace semble désormais has-been et pas du tout 2.0.
    Un baromètre publié par Edelman vient confirmer ces chiffres. A la question, « quelle source d’information considérez-vous la plus crédible pour obtenir des informations sur une entreprise ? », ce sont d’abord les proches qui sont mentionnés jusqu’à 70%, suivis des analystes (60%) et des universitaires (60%). En « queue de peloton », on retrouve les Présidents d’entreprises (28%) et en lanterne rouge, les bloggeurs (19%).
    Enfin, une étude Pollara démontre que les utilisateurs de réseaux sociaux ont plus confiance en leurs amis de la « vraie vie » qu’en ceux qu’ils fréquentent sur le web. Près de 80% d’entre eux feraient confiance à des proches pour acheter un produit, et seulement 23% suivraient les conseils de leurs web-mates. Le responsable de l’étude conclut sur cette note qui laisse à réfléchir : « Popularité ne rime pas automatiquement avec crédibilité ».
    Ces chiffres vont réellement à contre-courant de ce qui se dit et se fait actuellement. Je trouve intéressante cette approche, pas très 2.0, et qui revient à une question fondamentale : en qui les consommateurs ont-ils confiance et qui sont les vrais influenceurs ?
    Concrètement, ce que je retire de ces résultats, c’est qu’il ne faut jamais perdre de vue les « bases » comme par exemple, porter une attention particulière à son site corporate et à ses relations presse. S’intéresser aux nouvelles tendances et nouveaux influenceurs fait évidemment partie du travail des marketeux mais il faut aussi veiller à ne pas céder trop vite aux sirènes du 2.0 aux dépends de ces fondamentaux.

  • Bloggeur vs journaliste

    Aujourd’hui, je voulais réagir à une mini-polémique née hier sur le site de Cyrille. Résumé des événements : il avait publié sur son blog une brève intitulée « Veille2Com pompé par CBNews ? » où il s’étonnait qu’une info un peu exclusive sortie sur son blog soit reprise le lendemain sur CBNews. Il n’affirmait pas formellement avoir été copié par CBNews, il posait juste la question. Comme vous le constatez, les événements étaient très graves et l’on pouvait imaginer qu’à la suite de cela, la terre du petit monde des communicants allait trembler !
    Et bien, c’est ce qui arrivât ! Une heure et demie seulement après la publication de sa brève, Cyrille a reçu un mail incendiaire du rédacteur en chef himself de CBNews. Certainement écrit sous le coup de la colère, le mail de Tanguy Leclerc était très violent et démesuré compte tenu du petit incident concerné. Voilà quelques morceaux choisis : « décidément, certains blogueurs, et en l’occurrence vous, avez la tête qui enfle vraiment au point de frôler la connerie », ou encore « la question qui se pose à la lecture de votre humeur est de savoir qu’est ce qui distingue un bon blogueur d’un charlot ! » et enfin « veuillez agréer, cher monsieur, l’expression de mon plus profond mépris ». Classe n’est-ce pas ?
    Personnellement, je pense effectivement que la brève de Cyrille était certainement maladroite et sûrement un brin trop provocatrice, par exemple lorsqu’il écrit ironiquement qu’il faut traduire le lapidaire « selon nos informations » par « selon le Netvibes du stagiaire pigiste en charge de la newsletter ». En tant que lectrice du blog, je trouve ça assez drôle mais je comprends aussi que le journaliste concerné puisse se sentir attaqué. Donc sur le fond, la réponse du rédacteur en chef est tout à fait légitime. D’ailleurs, Cyrille a fini par faire son mea culpa en reconnaissant avoir été inutilement cynique.
    Mais est-ce que M. Leclerc n’a pas sur-réagi ? Sa réponse et l’importance qu’il donne à ce micro-événement en disent long sur l’aversion de certains journalistes pour la communauté des bloggeurs. Je ne sais pas si c’est le cas dudit M. Leclerc mais je pense que c’est assez symptomatique. Comme s’il existait une espèce de concurrence entre ces deux mondes et que les vrais professionnels, ceux qui ont une carte de presse, se sentaient menacés par les bloggeurs. Je pense pourtant que le débat n’a vraiment pas lieu d’être et que les bloggeurs (sauf certains j’imagine) n’ont pas du tout en tête de faire de l’ombre aux vrais pros du traitement de l’info. Ce thème là a déjà fait l’objet de nombreux papiers off et online et continuera encore à alimenter d’autres polémiques. Je trouve dommage de voir se creuser le fossé alors qu’à mon sens, journalistes et bloggeurs se complètent : les premiers sont une source d’infos fiable, complète, fouillée là où les deuxièmes apportent des points de vue tranchés et décalés. Pour ceux, dont je fais partie, qui lisent beaucoup, les deux sont devenus indispensables.
    Enfin, c’est mon côté réac qui ressort mais je suis choquée (oui, oui, choquée) par le ton vulgaire et franchement inapproprié du mail de M. Leclerc. Il représente quand même un titre connu et reconnu dans le monde de la communication et je trouve dommage qu’il ne soigne pas plus son vocabulaire et utilise des tournures carrément grossières. Son mail aurait eu d’autant plus de poids et aurait inspiré plus de respect s’il avait été écrit plus correctement. Je sais bien que dans le monde du web, tout est permis, mais tout de même !
    Bilan de l’opération : bloggeur 0 – cbnews 0. Match nul, vraiment. Personne ne ressort grandit de ce non-événement et surtout pas CBNews, un titre que je consulte pourtant régulièrement et que je reconnais pour sa qualité et son professionnalisme.

  • Du virtuel au réel

    L’info fraîche du dimanche, c’est ici ou plutôt de l’autre côté de l’Atlantique. Une bloggeuse américaine, Georgia Getz, a décidé de partir à bord de sa voiture hybride pour aller à la rencontre des amis qu’elle s’est fait grâce à son blog ! Au total, son périple durera 5 semaines, elle parcourra plus de 15'000 kilomètres et rencontrera près de 300 personnes !
    Je vous laisse la découvrir et la suivre dans ses aventures : www.iambossy.com
    Bon dimanche !