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attaché de presse

  • Attaché de presse, et alors ?

    colere.jpgUne polémique enfle en ce moment sur la toile. Une journaliste de l’émission de France 5, « On n’est pas que des parents », Emmanuelle Uzan, a eu la riche idée de faire une chronique assassine sur les attachés de presse (la séquence est à la minute 33). Honnêtement, je trouve son billet d’humeur d’assez mauvais goût et plein de clichés. D’autres avant elle ont caricaturé les attachés de presse avec beaucoup de succès, il suffit de se rappeler la génialissime Odile Deray dans la Cité de la Peur ou encore le sketch d’Elie Kakou. Notre chroniqueuse matinale a moins de talent, et du coup, ses imitations exagérées deviennent carrément vulgaires.
    En moins de temps qu’il en faut à une attachée de presse pour décrocher son téléphone (quoi, encore un cliché ?), la profession a organisé la fronde sur le net. Au-delà des billets sur des blogs de communicants et de l’avalanche de commentaires sur le blog de l’émission, un groupe facebook a été créé pour l’occasion ! Et ce groupe compte déjà 844 membres, seulement 3 jours après la diffusion de l’émission !!! Victime du web 2.0, Emmanuelle Uzan a fini par publier ce matin un billet d’excuses sur son blog… sous la pression de l’attaché de presse de l’émission ? Peut-être.
    Cette polémique n’a finalement pas grand intérêt en elle-même. Mais elle illustre bien cette image futile avec laquelle, nous, communicants, devons vivre. Je parle souvent sur ce blog de notre rôle d’évangélisation et de pédagogie en interne, face à aux financiers et techniciens qui dirigent nos entreprises. Souvent, avant de convaincre de l’importance des nouveaux média, de la pertinence du marketing direct… nous devons persuader de l’utilité et de la légitimité de notre rôle. Bref, d’abord communiquer autour de la communication elle-même.
    Je dis souvent que sans communicants, le monde continuerait de tourner. C’est vrai. Mais notre métier apporte aux marques et aux institutions la personnalité et la valeur ajoutée indispensables pour qu’elles sortent du lot.

  • Les RP, plus professionnelles et plébiscitées par les marques

    Les Relations Presse et Publiques font leur grand retour dans le budget communication des annonceurs. Ce n’est pas moi (seulement) qui le dit, mais le bloggeur Eric Maillard qui anime PRLand, et qui a relayé un papier paru en novembre dans les Echos. En chiffres, la tendance RP se traduit ainsi :
    - 14% par an de progression des RP contre 2% pour la pub selon le Syntec RP, association professionnelle des agences
    - Près de 70% des directions marketing et communication affirment avoir augmenté leur budget RP en 2007
    - 78% de ces mêmes décideurs considèrent les Relations Presse comme un élément essentiel selon une étude réalisée en juillet 2007 par le cabinet d'analyse Brainjuicer.
    Comment expliquer ce retour en grâce des RP ? Tout d’abord, le métier s’est considérablement professionnalisé pendant la dernière décennie. La potiche souriante qui offrait des petits-fours aux journalistes n’a plus cours, heureusement ! Finies donc les strass et paillettes, les RP sont passées dans l’ère professionnelle. Pour preuve de cette quête de crédibilité, le Syntec RP vient d’annoncer la création d’un outil de mesure de l’efficacité des campagnes dans « une volonté forte de valorisation de toute la profession ».
    Cela s’inscrit aussi dans le courant du consommateur acteur, dont j’avais parlé ici. Le public ne se contente plus des messages publicitaires, il est à la recherche d’informations et de gages de qualité. Les Relations Presse ne se résument ainsi plus à l’envoi massif de communiqués de presse. L’attaché de presse a un rôle de conseiller auprès du journaliste, lui apporte un savoir sur un produit, des tendances et un marché. Il ne s’agit plus de proposer à tous la même information mais au contraire, de réfléchir à des angles différents suivant les média, voire même le support, ciblé(s). Cette personnalisation du message permet de renforcer les liens entre la marque et un journaliste, et par conséquent, entre la marque et une partie de son public.
    Personnellement, j'ai commencé mon parcours professionnel dans une excellente agence, où l'on m'a appris à être pro et à aborder intelligemment les journalistes, avec de vrais infos. Je sais quelle chance j'ai eu d'être formée ainsi.
    Autre point important à souligner, les RP sont un outil extrêmement peu coûteux et qui peuvent offrir une visibilité maximum. Dans cette période économiquement morose, cet aspect budgétaire séduit les annonceurs.
    Evidemment, le métier des RP a été bouleversé par Internet et l’apparition de nouveaux leaders d’opinion, comme les bloggeurs et les adeptes de forums. Mais ça, c’est une autre histoire, sur laquelle il y a beaucoup à dire, et que je traiterai dans un autre billet.