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2.0

  • Qui sont les vrais influenceurs?

    Aujourd’hui, je voulais réagir à ce très bon article intitulé : «Who do people trust? (It ain’t bloggers) ». A l’heure où les hommes et les femmes du marketing rivalisent d’idées pour s’adapter au phénomène 2.0 et toucher les nouveaux leaders d’opinions que sont les désormais célèbres bloggeurs influenceurs, Jeremiah s’est posé cette pertinente question : en qui les consommateurs ont-ils vraiment confiance ? Pour y répondre, il s’est appuyé sur trois études nord-américaines riches d’enseignements.
    La première, de Forrester Research, met en évidence que, pour obtenir des infos sur un produit ou un service, les consommateurs font d’abord confiance à leurs proches (83%), à la presse écrite et tv (75%) et au site corporate des entreprises (69%). Les avis de consommateurs en ligne arrivent derrière avec 60% pour les avis publiés sur le site du fabricant et seulement un petit 30% pour les billets signés par des bloggeurs ! Ce dernier chiffre m’a particulièrement marqué quand on voit les efforts faits par les entreprises pour toucher ces influenceurs tandis que l’idée de proposer un site corporate efficace semble désormais has-been et pas du tout 2.0.
    Un baromètre publié par Edelman vient confirmer ces chiffres. A la question, « quelle source d’information considérez-vous la plus crédible pour obtenir des informations sur une entreprise ? », ce sont d’abord les proches qui sont mentionnés jusqu’à 70%, suivis des analystes (60%) et des universitaires (60%). En « queue de peloton », on retrouve les Présidents d’entreprises (28%) et en lanterne rouge, les bloggeurs (19%).
    Enfin, une étude Pollara démontre que les utilisateurs de réseaux sociaux ont plus confiance en leurs amis de la « vraie vie » qu’en ceux qu’ils fréquentent sur le web. Près de 80% d’entre eux feraient confiance à des proches pour acheter un produit, et seulement 23% suivraient les conseils de leurs web-mates. Le responsable de l’étude conclut sur cette note qui laisse à réfléchir : « Popularité ne rime pas automatiquement avec crédibilité ».
    Ces chiffres vont réellement à contre-courant de ce qui se dit et se fait actuellement. Je trouve intéressante cette approche, pas très 2.0, et qui revient à une question fondamentale : en qui les consommateurs ont-ils confiance et qui sont les vrais influenceurs ?
    Concrètement, ce que je retire de ces résultats, c’est qu’il ne faut jamais perdre de vue les « bases » comme par exemple, porter une attention particulière à son site corporate et à ses relations presse. S’intéresser aux nouvelles tendances et nouveaux influenceurs fait évidemment partie du travail des marketeux mais il faut aussi veiller à ne pas céder trop vite aux sirènes du 2.0 aux dépends de ces fondamentaux.