30.06.2008

Jeune femme, trente ans… et alors ?

J'ai commencé ce matin une formation destinée à aidée et à accompagner les chômeurs lyonnais dans leurs recherches d’emploi. Bonne impression pour le moment, je vous en dirai plus lorsque j'aurai plus de recul (et un job!). Ce que je veux aujourd’hui ici, c’est rebondir sur un débat que nous avons eu ce matin : être une jeune femme de trente ans, est-ce un obstacle pour trouver du travail ? Si on ne peut pas considérer cela comme une tare (je le vis même plutôt bien !), je pense que cela peut entraver parfois mes recherches. Sur ce point, mes interlocuteurs étaient d’accord avec moi, même s’il ne faut pas généraliser et penser que tous les recruteurs ont peur d’un profil comme le mien. J’avais déjà écrit un billet il y a quelque temps sur ce sujet et je vous le ressers pour l’occasion. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Etre une jeune femme de 30 ans, je trouve ça plutôt sympathique sur le papier. Les doutes et les affres de l'adolescence et de la post-adolescence sont loin derrière nous et en même temps, on est encore à l'abri des dégâts de l'âge (rides, arthrose, sénilité et j'en passe). Le bel âge en somme! Le bel âge, c’est vite dit. Parce que si, moi, je suis pleinement heureuse et épanouie avec ma jeune trentaine, je crains que les chers recruteurs ne l’entendent pas de cette oreille, eux. « 30 ans », ces 5 petits caractères sur mon cv ont l’air de les faire fuir.
En moyenne, suite à la publication d’une annonce pour un poste de responsable communication en province, les employeurs reçoivent entre 100 et 150 candidatures. Autant vous dire que la plupart d’entre eux remisent sans trop de scrupules ma candidature sur la pile « rejetés », sachant que des « Nicolas, 31 ans » ou « Marguerite, 26 ans » leur éviteront de vivre sous la menace permanente d’un congé-maternité. J’aurais tendance à croire que tout cela ressemble fort à une sorte de discrimination. Et encore, je ne me plains pas trop, j’ai la chance d’avoir le prénom, le nom, la couleur et l’adresse qui rentrent bien dans les bonnes cases.
Vous allez dire en lisant ces lignes : « elle fait son caliméro, le problème vient sûrement d’ailleurs : son parcours, ses compétences… ». Je comprends et je ne me vexe pas à l’idée que mon profil ne retienne pas l’attention de toutes les entreprises auxquelles je postule, bien sûr. Mais tous les amis-recruteurs avec lesquels j’ai parlé de ma recherche d’emploi m’ont confirmé que le « jeune femme, 30 ans » était effectivement un réel obstacle. Certains m’ont même franchement avoué qu’ils mettaient immédiatement de côté toutes les candidatures de ce genre. On m’a même une fois posé la question cash en entretien : « trente ans, c’est l’âge où les femmes veulent un enfant non ? ». Je ne sais toujours pas quoi en penser. D'un côté, je trouve assez brutale la question et en même temps, puisqu'elle a été posée, j'ai pu m'exprimer sur ce sujet normalement tabou en entretien.
Mai 68 et la révolution sexuelle n’ont donc pas complètement effacés les clichés. Femme, 30 ans = bébé. Et si, moi, je n’ai pas encore envie de mettre les mains dans les couches sales et de me priver des grasses matinées du week-end, en tout cas pour le moment ? Et si j’ai vraiment envie de m’investir pleinement dans ma vie professionnelle ? J’ai encore un peu de marge avant de penser à fonder une petite famille, n’est-ce pas ?
Alors de grâce chers recruteurs, mettez plus les cv de « jeunes femmes, 30 ans » à la poubelle sans en avoir pris connaissance. C’est terriblement frustrant d’imaginer que, peut-être, certains d’entre vous ne prennent même pas le temps de s’attarder sur notre parcours juste parce que nous n'avons pas le bon âge. Si notre profil correspond au poste que vous proposez, recevez-nous en entretien ou au moins prenez le temps d'une conversation téléphonique. Rien de tel qu’un échange pour juger de notre réelle motivation et de notre envie d’investissement. La plupart d’entre vous êtes assez fin psychologues pour comprendre où nous en sommes de notre vie professionnelle et personnelle…

27.05.2008

7 conseils pour préparer et réussir son entretien d'embauche

Parce que c'est de circonstance !

24.04.2008

Les marketeux sont des gens heureux (ou presque)

Le site Jobmarketingvente.com a mené une enquête auprès de professionnels du marketing et au chapitre des bonnes nouvelles, voilà quelques chiffres :
- s'ils gagnaient la super cagnotte au loto, près de 75% continueraient à travailler ! (en même temps, ils ne prennent pas grand risque en répondant cela.. .Est-ce que ce serait identique dans les faits ?)
- 75% (les mêmes ?) sont contents et même très satisfaits de leur parcours professionnel
- 65% déclarent travailler entre 8 et 10 heures par jour et près de la moitié estiment qu’ils ont une charge de travail normale… On est donc loin de l’image du cadre surbooké
Au chapitre des moins bonnes nouvelles (parce qu’il y en a aussi) :
- 80% se jugent stressés, voire très stressés, surtout à cause de l’atteinte de leurs objectifs
- 47% trouvent qu’ils sont mal ou très mal rémunérés
- 75% pensent qu’il est difficile de trouver un nouvel emploi
Il apparait aussi de cette étude que les « marketeux » sont des professionnels mobiles : 60% d’entre eux ont l’intention de changer de poste dans l’année et le critère le plus important pour prendre un nouveau poste est l’intérêt de la mission.

 

04.04.2008

Quand la ténacité paie

Au cours d’une de mes flâneries neteuses (en surfant sur le net, quoi), j’ai découvert l’initiative d’un designer anglais voulant absolument intégrer l’agence W+K London. Plutôt que de se contenter d’une simple candidature, il a cherché une idée plus originale… et il a trouvé. Il s’est planté un matin devant l’agence, assis sous la pluie sur une chaise design (Panton). Il avait pris soin d’envoyer quelques heures avant un mail aux responsables créatifs disant en substance cela : « Au moment où vous lirez ce mail, je serai assis dehors, en face de votre agence. Je n’ai pas de problème psychologique mais je veux absolument travailler pour vous. J’imagine que vous êtes très peu disponibles mais dès que vous aurez un moment, je serai ravi de vous rencontrer ».
Il a fini par être reçu en entretien… et embauché quelques semaines plus tard!
Moral de l'histoire: il faut savoir se démarquer et ne pas se prendre au sérieux tout en vantant ses mérites.

20.03.2008

Le mot de la semaine : le mentoring

2076530906.2.jpgNon, les communicants n’ont pas le monopole des jolis mots qui en jettent et qui sonnent anglo-saxon-hype-et-trendy. Et il y a aussi les hommes et les femmes des Ressources Humaines. Je leur dédie donc cette leçon de mot hebdomadaire.
Le mentoring donc. Evidemment, on imagine que ce terme trouve sa source dans la mythologie grecque. Si j’en crois la définition donnée ici, il s’agit d’une pratique de mise en relation entre deux personnes de compétences différentes destinée à former, soutenir et promouvoir les rapports dans le travail. Il s’agit donc d’une relation soutenue d’apprentissage entre un individu qui offre appui, encouragement et partage son expérience, ses compétences et sagesse avec un autre individu prêt a bénéficier de cet échange pour enrichir son cheminement personnel.
Venue des Etats-Unis, le mentoring devient un instrument formalisé pour soutenir les carrières, en donnant notamment aux « mentees » la possibilité de construire un réseau de contacts en recevant le parrainage d’un ou plusieurs « mentor(s) ». Cette relation repose sur deux principes fondamentaux : le partage d’expérience et la relation de confiance. Certaines entreprises utilisent le mentoring pour que les jeunes arrivants soient chaperonnés et coachés par des anciens. On l’utilise aussi en politique. En Suisse, c'est même devenu un programme fédéral pour l’égalité des chances, notamment hommes/femmes.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je trouve que le mentoring, c’est encore mieux lorsque c’est spontané, que ça se passe naturellement, sans que l’on ait besoin de mettre un joli mot dessus. Juste parce que deux personnes, avec deux profils différents, s’entendent assez bien pour vouloir s’entraider et s’encourager mutuellement.
Allez, l'occasion est trop belle pour ne pas saluer Brigitte, une ancienne super-boss, qui est en quelque sort mon mentor. Pas parce que quelqu'un l'a décidé pour nous, mais parce que ça s'est fait comme cela. Cette grande dame (parce que c'en est une) m'a toujours suivi dans mon parcours professionnel, encouragé, guidé, conseillé, boosté... tout ça a la fois et plus encore. Elle a une vraie intelligence humaine, une qualité naturelle qui fait qu'elle a pris sous son aile quelques oies du marketing et de la communication à qui elle fait partager son expérience. Et j'ai la grande chance de faire partie de ces oies.  Merci Brigitte !

07.03.2008

Jeune femme, trente ans… et alors ?

646043355.jpgEtre une jeune femme de 30 ans, je trouve ça plutôt sympathique sur le papier. Les doutes et les affres de l'adolescence et de la post-adolescence sont loin derrière nous et en même temps, on est encore à l'abri des dégâts de l'âge (rides, arthrose, sénilité et j'en passe). Le bel âge en somme! Le bel âge, c’est vite dit. Parce que si, moi, je suis pleinement heureuse et épanouie avec ma jeune trentaine, je crains que les chers recruteurs ne l’entendent pas de cette oreille, eux. « 30 ans », ces 5 petits caractères sur mon cv ont l’air de les faire fuir.
En moyenne, suite à la publication d’une annonce pour un poste de responsable communication en province, les employeurs reçoivent entre 100 et 150 candidatures. Autant vous dire que la plupart d’entre eux remisent sans trop de scrupules ma candidature sur la pile « rejetés », sachant que des « Nicolas, 31 ans » ou « Marguerite, 26 ans » leur éviteront de vivre sous la menace permanente d’un congé-maternité. J’aurais tendance à croire que tout cela ressemble fort à une sorte de discrimination. Et encore, je ne me plains pas trop, j’ai la chance d’avoir le prénom, le nom, la couleur et l’adresse qui rentrent bien dans les bonnes cases.
Vous allez dire en lisant ces lignes : « elle fait son caliméro, le problème vient sûrement d’ailleurs : son parcours, ses compétences… ». Je comprends et je ne me vexe pas à l’idée que mon profil ne retienne pas l’attention de toutes les entreprises auxquelles je postule, bien sûr. Mais tous les amis-recruteurs avec lesquels j’ai parlé de ma recherche d’emploi m’ont confirmé que le « jeune femme, 30 ans » était effectivement un réel obstacle. Certains m’ont même franchement avoué qu’ils mettaient immédiatement de côté toutes les candidatures de ce genre. On m’a même une fois posé la question cash en entretien : « trente ans, c’est l’âge où les femmes veulent un enfant non ? ». Je ne sais toujours pas quoi en penser. D'un côté, je trouve assez brutale la question et en même temps, puisqu'elle a été posée, j'ai pû m'exprimer sur ce sujet tabou normalement en entretien.
Mai 68 et la révolution sexuelle n’ont donc pas complètement effacés les clichés. Femme, 30 ans = bébé. Et si, moi, je n’ai pas encore envie de mettre les mains dans les couches sales et de me priver des grasses matinées du week-end, en tout cas pour le moment ? Et si j’ai vraiment envie de m’investir pleinement dans ma vie professionnelle ? J’ai encore un peu de marge avant de penser à fonder une petite famille, n’est-ce pas ?
Alors de grâce chers recruteurs, au moment où nous célébrons la Journée de la Femme, ne mettez plus les cv de « jeunes femmes, 30 ans » à la poubelle sans en avoir pris connaissance. C’est terriblement frustrant d’imaginer que, peut-être, certains d’entre vous ne prennent même pas le temps de s’attarder sur notre parcours juste parce que nous n'avons pas le bon âge. Si notre profil correspond au poste que vous proposez, recevez-nous en entretien ou au moins prenez le temps d'une conversation téléphonique. Rien de tel qu’un échange pour juger de notre réelle motivation et de notre envie d’investissement. La plupart d’entre vous êtes assez fin psychologues pour comprendre où nous en sommes de notre vie professionnelle et personnelle…

06.03.2008

Qui suis-je au fait ?

Il est temps, je crois, de passer aux présentations.
Mon vrai prénom, c’est Herveline… Oui, c’est original. Pour ceux d’entre vous que cela intéresse, sachez que c’est breton et qu'il s'agit tout simplement du féminin de Hervé. Pour le blog, j’ai préféré me présenter comme Hervie, ça sonne beaucoup plus web 2.0 non ?
Mon prénom a toujours été utile dans mon métier de communicante. Avoir un prénom « différent », ça permet de sortir un peu du lot. En lui-même, c’est déjà presque un outil de communication. Par exemple, si j’appelle un journaliste qui a déjà été relancé 156 fois cette même journée, il me remettra plus rapidement et plus facilement que si je m’appelais Marie ou Stéphanie (désolée les filles). Merci donc à mes parents d’avoir été visionnaires au point de m’affubler d’un prénom qui serait raccord avec mon métier !M
Mon métier d’ailleurs : communicante et marketeuse parce que je trouve ça plus parlant et moins pompeux que « Responsable Marcomm». J’aime sincèrement ce métier qui me permet de me pencher sur plein de missions en même temps : un peu de Relations Presse par-ci, une organisation d’événement par-là, une conception de brochure aussi et pour terminer une opération e-mailing. Loin de l’image des strass et paillettes, le marketing et la communication ont beaucoup d’avantages :
- c’est humain. On rencontre et on échange tout le temps : en interne avec tous les services, avec les journalistes, avec les créatifs, avec les prestataires…
- on ne s’ennuie jamais tant on travaille sur des missions différentes
- ce métier fait appel à une palette de qualités : créativité, organisation, rédactionnel, relationnel, polyvalence. On se bonifie avec le temps !
- on se tient au fait des dernières tendances en termes d’outils et de stratégies de communication, ce qui nous lie beaucoup aux nouvelles technologies et à la nouvelle économie
- puisque c’est un métier transversal, il permet de s’intéresser et de se former à toutes sortes de problématiques, dans mon cas le e-business et le tourisme. Et pour certains, c’est l’occasion d’allier métier et passion, comme d’être le « communicant » d’un artiste par exemple.
- ce métier ouvre des portes pour l’évolution vers des postes RH ou même commerciaux…
Vous l’aurez compris, j’ai donc plein de raison d’aimer ce que je fais… Enfin, en temps normal, puisque pour le moment, je fais partie des quelques 2,1 millions de chômeurs français. Je suis bien décidée à trouver l’employeur idéal qui me fera confiance et me confiera les clés de son marketing et de sa communication.
A bon entendeur !