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média traditionnels

  • Tic Tac flashe

    Le procédé des flashmob est devenu courant chez les communicants, mais lorsqu'il est bien fait comme ici pour Tic Tac, ça marche vraiment bien. Et pour les piégés, espérons qu'ils aient de l'humour !

  • Une alarmante confusion des genres entre Relations Presse et publicité

    relations presse publicité, achat d'espace, magazine entreprendreJ’ai remarqué un phénomène qui me pose pas mal question depuis quelques temps. En tant que Responsable de la Comm, je suis de plus en plus souvent démarchée par des titres de presse. Vous allez me dire, jusque là, rien de nouveau sous le soleil. Sauf qu’en l’occurrence, les barrières entre pub et rédactionel, censées être très étanches, le sont de moins en moins. D’ailleurs, j’ai remarqué cette technique commerciale, on m’appelle pour me présenter un futur dossier en lien avec mon activité et on me propose d’y apparaître… contre rétribution financière finissent-ils par lâcher. Habituée que je suis maintenant à ce petit jeu du chat et de la souris, j’ai pris l’habitude de couper court à la conversation en demandant très vite de quel côté il est : commercial ou rédaction. Ca nous permet de tous gagner du temps.

    Récemment, une commerciale du magazine Entreprendre pour ne pas le citer me répond comme si c’était une évidence « Je suis chef de projet et je décide de tout : la maquette, la ligne rédactionnelle, les articles, et la pub ». Vaste programme n’est-ce pas… Et surtout vaste fumisterie qui décrédibilise complètement son titre et son rôle. Je l’envoie gentiment balader en lui disant que je ne mange pas de ce pain-là et que cette confusion des genres me met très mal à l’aise. Elle insiste, me dit qu’il faut absolument que l’on soit dans son prochain dossier parce que ce qu’on fait est « vraiment génial ». « Vous avez raison » je lui dis, « c’est d’ailleurs tellement génial que je n’ai pas du tout l’intention de payer pour que l’on parle de mon entreprise. Je suis persuadée que nous avons assez de choses à dire pour intéresser des journalistes sans avoir à payer de la pub ». Et vous savez ce qu’elle me répond : « mais comment voulez-vous que la presse vive si vous réagissez comme ça ! ». Là j’hallucine. J’hésite entre rire et pleurer. Finalement, je me lance dans un speech que je reconnais très moralisateur, j’ai l’impression d’être une vieille pimbêche. Mais quand même, faut pas abuser.

    Quand je suis dans mon rôle de communicante qui paie des insertions pub, je me fais remonter les bretelles dès que j’ose imaginer que le directeur commercial pourrait me mettre en contact avec son rédac chef. Et là, tout va bien, on y va franco, on affiche clairement le message et on assume. Franchement, je trouve ça tout simplement honteux. Comme je le disais à ma chère interlocutrice : « Est-ce que la qualité des contenus d’Entreprendre dépend de la qualité de mon portefeuille ? Est-ce que si j’ai plein de choses passionnantes à raconter mais pas un kopek à dépenser vous allez m’ignorer ? Et en revanche, est-ce que si je vous paye grassement, vous allez faire un super joli papier sur les services pourris de mon entreprise ? ».

    Je veux bien croire qu’on ne soit là qu’à un petit niveau. Qu’Entreprendre, ce n’est pas les Echos ou l’Express. Mais j’insiste, je trouve cette dérive super grave. Je peux aussi vous dire que plus jamais je n’achèterai ce magazine qui n’en ai finalement pas un. Quel avenir pour la presse si cette dérive s’installe de plus en plus ? Je préfère imaginer, même si c’es triste, que certains magazines vont mourir tout simplement , plutôt qu’ils survivent dans de telles conditions.

  • Editorial vs publicité… vaste débat

     

     

    original.43154.demi.jpgJ’écris ce billet alors que je lis que EDF vient de décider d’interrompre sa campagne de publicité dans la Tribune suite à un article dérangeant pour EDF au sujet de l’EPR… Ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’une entreprise utilise son pouvoir économique pour faire pression sur une rédaction.

     

    Evidemment a priori, on aurait tendance à croire que c’est condamnable. En tout cas, d’un point de vue purement éthique, ça pose question. Evidemment il faut respecter l’indépendance des journalistes et il faut espérer qu’ils puissent écrire en toute indépendance et en faisant fi de toute contrainte économique. Et c’est seulement à ce prix que l’on pourra s’assurer la qualité des informations que l’on lit.

     

    Mais si maintenant, je me place du point de vue de l’annonceur, du communicant qui place une partie de son budget dans ce support… Je peux difficilement ne pas faire le lien entre les 2 n’est-ce pas ? Je crois que c’est encore plus vrai lorsque l’on travaille au sein d’une PME, que chaque euro dépensé est compté et que le communicant est le seul et unique interlocuteur qui négocie la pub d’un côté et discute avec les journalistes de l’autre. On sait combien un « mauvais » article peut être dévastateur… Et quand je parle de « mauvais » article, je ne pense pas seulement à ceux qui critiquent votre business, mais aussi à ceux qui le décrivent mal ou avec des erreurs (oui, c’est du vécu !).

     

    La solution n’est certainement pas d’être aussi radical qu’EDF puisqu’a priori, ça ne va pas aider à reconstruire de bonnes relations avec la rédaction de la Tribune. Mais c’est quand même une situation ubuesque où l’on peut, aussi simplement que cela, mordre la main qui vous donne à manger…

     

     

  • Zero papier

    Il paraît qu'un tiers des pages imprimées sont issues du web. J'ai lu ça sur twitter chez @jeanmarc_hardy.
    Le mythe du zéro papier de nos amis japonais semble bien loin. Ca n'est pas rassurant pour l'écologie, mais ça va peut être donner un peu d'espoir à la presse écrite qui se sent menacée par le web.
    C'est inquiétant quand même non ?