25.09.2009

Le mot de la semaine : la vidéo on print

Vidéo on print... c'est-à-dire la vidéo dans la presse papier est déjà annoncée. Et oui, ce n'est plus seulement un rêve pour fans de Harry Potter (les initiés comprendront!), mais c'est déjà une réalité.
La chaîne télé américaine CBS a été la première à utiliser la vidéo imprimée à grande échelle dans des encarts publicitaires du magazine Entertainment Weekly il y a une semaine environ.
Passé l'effet de surprise, on imagine que ce format révolutionnaire (oui, oui, révolutionnaire) va certainement changer la donne pour les publicitaires en mal de renouveau et la presse écrite en mal de revenus. Reste à savoir malgré tout si ce modèle est viable... A combien s'élèvent les coûts d'une telle insertion? Comment est-ce dupliquable à d'autres annonceurs et d'autres supports? Attendons de voir, mais en attendant, je vous propose une petite vidéo de démonstration. Bluffant !

11.08.2009

Les ados et les média

Le cabinet Morgan Stanley a eu la bonne idée d'embaucher un ado de 15 ans pour réaliser un audit sur la consommation des média qu'en ont les ados. Au départ, c'est un joli coup de pub mais en plus, on y trouve quelques chiffres intéressants. On baigne complètement dans la génération Y, qui délaisse la presse papier pour le web, privilégie les web radios sans pub aux radios traditionnelles. Bon aucune donnée révolutionnaire non plus mais c'est une bonne source d'infos et de chiffres pour les marketeux dans le besoin.

20.05.2009

Ma page (html) blanche

rien à dire.gifDepuis hier, je me demande ce que je vais pouvoir raconter ici. Une panne d'inspiration quoi... La page html blanche... C'est pas faute de chercher hein: je lis, relis et rerelis mon reader, je twitte, j'explore, je surfe... Mais non, rien. Pas même une petite campagne, ou je ne sais pas moi, une affiche 4x3 à se mettre sous la dent... Rien de rien je vous dis. Ils font quoi là les communicants, ils profitent des beaux jours ou alors la crise a éteint toute leur créativité ?
Bon en même temps, vous me direz, je suis pas non plus tenue de bloguer. Je veux dire, je n'ai pas de contrat avec vous sur un engagement pour x billets par semaine. Non mais quoi encore? Donc je me suis dit que je n'allais pas publier. Enfin... c'était jusqu'à ce que me revienne une réflexion qui m'est furtivement passée par la tête hier matin pendant que la douce horripilante voix de Marco Fogiel me sortait des brumes du sommeil.
La tête encore sous l'oreiller, j'entendais s'égréner les news d'une oreille distraite. Et puis, il y a eu ce reportage en 3ème titre du journal... attention, de la news de chez news: au mois de mai, il ne fait pas très chaud... il y a même parfois de la grisaille. Et c'est du sérieux, témoignages à l'appui, une femme explique qu'elle ne sait plus si elle doit sortir les tongs ou le parapluie, un jeune homme se plaint de ne pas profiter des terrasses, et un expert ès météorologie nous rassure, tout cela est normal, on attend beaucoup trop du mois de mai...
Non mais c'est quoi cette blague ? Déjà, cela soulève des questions sur les choix éditoriaux de la radio... Je ne sais pas moi, il y a rien de plus intéressant à raconter sur les élections européennes, sur les grèves dans les universités ou même sur le festival de Cannes ???
Ca m'inspire une autre réflexion... C'est terrible de penser qu'à la fois dans les journaux tv et radio, et beaucoup aussi en papier, il faut que l'information "rentre" dans un cadre, dans un format de tant de minutes ou de tant de pages. Qu'importe s'il se passe des choses ou non... S'il y a seulement 3 chats écrasés et un gros coup de vent dans le sud-ouest, cela doit tenir dans le même format que la récente élection d'Obama, l'enlisement de la crise économique et les attentats de Bombay (et là, ce n'est que l'actualité internationale de novembre dernier). C'est étrange non, comme parfois on n'aborde pas le problème dans le bon sens... Là, les contenus s'adaptent aux contenants, et pas l'inverse. Quelle idée cela donne-t-il du travail de journaliste?
Non pas que je souhaite réalimenter la guéguerre qui oppose les journalistes aux blogueurs, mais ce constat me fait penser qu'au moins, sur un blog, quand on a rien à dire, on peut se taire... ou pas (la preuve ici même!). Sur le net, cette question de l'espace accordé à l'information ne se pose pas. On en dispose, c'es tout. C'est le contenu qui décide du contenant.

10.03.2009

Le mot de la semaine : le Mojo

mojo.JPGNon je vous rassure, rien à voir  avec le Mojo d’Austin Powers. Non, le Mojo, c’est le Mobile Journalist, une nouvelle lignée de reporters très 2.0. Sa caractéristique, c’est qu’il ne se déplace jamais sans leur ordinateur portable connecté au wifi, leur appareil photo numérique et leur caméra dv. Son bureau, c’est bien souvent sa voiture d’où il écrit et envoie ses articles en privilégiant l’instantanéité de l’information. Il passe sa journée sur la route, pour traquer la moindre information, qu’il met aussitôt en ligne... Une sorte de micro-néo-journalisme en somme.
Qui soulève encore une fois la question de la fiabilité de l’information dans cette course à l’actualité brûlante, comme justement souligné sur le très bon blog du rédacteur en chef de lexpress.fr.

16.02.2009

LeForik, c'est l'espoir de l'information

 

leforik.jpgQuelle bonne idée le concept de LeForik, surtout pour commencer la semaine du bon pied. LeForik, c'est un site d'actualité qui a la bonne idée de traiter l'information de manière positive. Ici points d'articles larmoyants sur la crise, de dégoulinades sur la récession... Non, LeForik, c'est de l'info, de la vraie mais une façon de voir l'actualité version "verre à moitié plein" et non pas '"verre à moitié vide".
Au sommaire: "l'épidémie de grippe décroît", "bonne nouvelle pour Alfa Roméo" ou encore "LVMH ne souffre pas de la crise". Ca change des "les Antilles paralysées" ou "la France bat l'Ecosse sans briller"
Pour les communicants, c'est intéressant d'observer l'impact du vocabulaire... Evidemment une Une qui martèle des "rejeter", "se ficher" ou "sous pression"... ça met dans une toute autre disposition d'esprit que des "optimisme", "plaisir" et "good news". Et l'exercice montre bien aussi comment l'information est malléable... pour ne pas dire manipulable.

 

14.01.2009

De la crédibilité de l’information

credibilite-information.JPGUn récent sondage TNS Sofres publié dans La Croix s’intéresse à la crédibilité des média. En tête arrivent la radio et la presse écrite, qui sont depuis longtemps les deux supports jugés les plus fiables, devant la télévision (comment ça, Confessions Intimes, ce n’est pas du vrai travail d’enquête ?).
Chiffre assez inquiétant (ou rassurant d’ailleurs sur notre ‘’non-naïveté’’ ?), 61% des sondés pensent que les journalistes ne sont pas indépendants face aux pressions des partis politiques, soit une hausse de 4 points par rapport au baromètre de l’année précédente, et presque autant les croient sensibles aux pressions de l’argent.
Internet maintenant, 34% des interrogés pensent que les choses se sont passées comme présentées sur le net, tandis que 42% se disent sans opinion. Vous savez quoi, je fais partie des 42%. Non mais franchement, si on me pose la question de la crédibilité du net, juste comme ça, je ne vais pas savoir quoi dire. Parce que si je compare le site du Figaro avec le blog de ma cousine, évidemment, on ne parle pas de la même chose. La question de la crédibilité de l’information sur internet, c’est un peu comme poser la question de le goût des légumes en général (désolée, c’est le premier exemple qui me soit venu à l’esprit). Bref, vous comprenez où je veux en venir, le sujet de l’information sur le net, ça ne veut rien dire, là comme ça. Il faudrait définir un contour précis comme les sites d’informations ou les blogs professionnels par exemple. Et là les chiffres auraient du sens et pourraient être analysés.

29.10.2008

Christian Science Monitor, un magazine qui passe du papier au web

presseweb.jpgCa y est. Le Christian Science Monitor est le premier magazine au monde à migrer du papier au web. On le sait, la presse traditionnelle vit de profonds bouleversements, notamment à cause de la forte concurrence du net. Du coup, le métier est en crise, les média s’interrogent sur quels modèles économiques adopter sur le web etc.
Victime de ce contexte difficile, le Christian Science Monitor a donc pris hier une décision définitive et courageuse. Le titre bientôt centenaire a en effet décidé de renoncer à sa publication papier quotidienne pour opter pour une périodicité hebdomadaire. En parallèle, le web devient le cœur de métier du magazine qui va maintenant se focaliser sur ce nouveaux média.
Je le redis, je trouve cette décision vraiment courageuse. Face à des chiffres désastreux (19 millions de dollars de pertes pour 12 millions de revenus), le Christian Science Monitor a pris une décision radicale, qui est aussi un pari sur l’avenir.
La question est maintenant de savoir si cette nouvelle va donner des idées à d’autres média, notamment en France ?

14.10.2008

En passant

Lue à l'instant cette citation sur le blog de la régie du Nouvel Obs: « Je m’intéresse à l’avenir parce que c’est là que je vais passer le reste de ma vie », Charles F. Kettering. J'aime.

 

01.10.2008

Esquire mode 2.0

Merci Marc de m'avoir donné l'info, décidemment j'ai mes sources au groupe Express en ce moment.
Ce magazine est le magazine du futur. Je veux le voir en vrai, absolument. Regardez, c'est incroyable:

17.09.2008

Merci qui ? Merci les régies !

news.jpgAprès la note d’humeur d’hier, j’ai décidé de faire un billet positif aujourd’hui en saluant les initiatives web des régies publicitaires de deux grands hebdos.
A tout seigneur tout honneur, je commence par mes amis et ex-collègues de L’Express et plus généralement du groupe Express Roularta, qui compte quelques belles marques comme L’Entreprise, Styles, Ideat etc. Très au fait des vagues et des modes du web 2.0, la régie du groupe a récemment lancé son blog : L’Expression. Un blog qui s’interroge sur ‘’les nouvelles relations à l’information’’ et qui nous apporte un nouvel éclairage sur la révolution qu’est en train de vivre le monde de l’info. Lisez par exemple le billet de Jean-Christophe qui nous montre comment les nouvelles technologies trouvent leur place dans le travail de la rédaction papier… efficacement ! Ca reflète bien l’effort du groupe et de sa cellule web pour amener les journalistes du magazine à s’approprier de nouveaux outils comme Twitter. En bref, ce blog est idéal pour comprendre la révolution que vivent les média traditionnels et par la même occasion, de se coucher moins bête le soir !
Autre initiative, cette fois-ci celle du Nouvel Obs et dont Arnaud parle ici. Il s’agit d’un site participatif sur les média et la communication qui propose des portraits et des interviews de professionnels de la profession, des études de cas etc.  Une boîte à outils très pratique en somme.
Regard critique et analyse d’un côté, informations utiles de l’autre… Qui a dit que les média traditionnels n’étaient pas passés au web 2.0 ?

Toutes les notes