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Hervie au pays des communicants - Page 2

  • La papeterie, mon arme de guerre

    Est-ce parce que je suis communicante, et donc sensible aux mots, que je suis un peu de dingue de papeterie ? Dans les choix que je fais de mes crayons, cahiers, carnets... Rien n'est jamais laissé au hasard. Je ne peux pas considérer ces objets comme uniquement utilitaires. J'ai un rapport très étrange, voire même psychotique (j'avoue) avec ces petits objets de notre quotidien. Je n'arrive pas à me l'expliquer, et je m'accomode finalement bien de cette maladie.

    Tout ça pour vous amener à cette sympathique vidéo réalisée pour Moleskine...

  • Faut-il « éduquer » nos patrons et nos collègues aux nouveaux médias ?

    prise-de-tete-300x258.jpgNe riez pas, c’est une vraie question et je suis sûre que certains d’entre vous comprennent très bien ce dont je parle. Lorsque l’on gère la communication d’une marque sur les nouveaux médias, il y a souvent beaucoup de travail d’évangélisation à faire en interne. Même si tout le monde (ou presque) a un compte Facebook, la formation sur le digital en interne se révèle un vrai boulot qui réserve son lot de surprises. J’ai dressé une petite liste, complètement caricaturale et pleine de mauvaise foi (je l’avoue), des différents profils face auxquels on est amené à se retrouver… Galerie de portraits !

    Les savants
    « Tu sais, j’étais dans les premiers à ouvrir un compte Facebook en France, c’était en 2005, je m’en rappelle, c’est mon cousin américain qui m’en a parlé. Donc moi, depuis, les réseaux sociaux, ça me connaît. »
    Difficile, lorsque l’on commence sur une telle base, de réussir à bâtir quoique ce soit. Dans pareil cas, ma stratégie est plutôt d’aller dans leur sens et de leur dire que puisqu’ils connaissent, il faut aller encore plus loin dans leur pratique tout en leur montrant quoi faire.

    Les élèves appliqués
    « Dis, j’aimerais compléter mon profil LinkedIn, tu peux venir voir le texte et me dire ce que tu en penses. Après, je le ferai aussi sur Viadeo ». Ceux-là, ce sont peut-être les plus simples à gérer. Ils avancent dans le monde virtuel comme un enfant qui découvre un nouvel exercice de mathématique, et attendent de leur « professeur » qu’ils le tienne par la main. C’est un peu chronophage, peut-être, mais au moins, on avance sûrement !

    Les résistants au changement
    « Non mais Internet, c’est de la merde. Les gens racontent tout et n’importe quoi. Je préfère la presse, au moins, les journalistes savent de quoi ils parlent eux ».
    Hum hum… alors là chers amis, il va falloir vous armer de patience. Expliquer que de la même manière que dans un kiosque à journaux Voici côtoie le Monde, sur Internet, le pire côtoie le meilleur. Rien de tel pour ces résistants au changement que quelques exemples que vous saupoudrerez savamment ici et là pour leur parler de quelque expérience heureuse que vous avez eue sur le net et qui a affecté de manière positive votre business. Attention, il faut savoir ne pas les « harceler » mais plutôt petit à petit, semer le doute dans leur esprit jusqu’au jour où ils se convertissent sans s’en apercevoir.

    Les têtes brûlées
    « J’adore Twitter, depuis que je me suis inscrit avant-hier, je followe 1246 personnes ! J’ai aussi publié un commentaire sur le mur Facebook de notre concurrent pour leur dire que ce qu’ils font, c’est pourri » Aïe aïe aïe… Votre voisin de bureau a décidé de s’improviser Community Manager. Sauf qu’il débarque sur le 2.0 comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Ces individus, même si cela part d’un bon sentiment, sont les plus dangereux ! Lâchés en liberté sur la toile, ils sont capables de vous ruiner plusieurs mois (voire années) de travail de fond minutieux. Gardez-les bien à l’œil et n’hésitez pas à leur redire que certains se font virés pour avoir trop ou mal posté sur le web.

    Les « je-ne-veux-pas-savoir »
    « J’ai déjà mis plusieurs mois à m’habituer à la dernière version Microsoft Office alors ne me demande surtout pas de comprendre quoique ce soit sur internet ». Celui-ci parle d’internet car la notion même de 2.0 ou de réseau social est trop savante pour lui. Dans un style un peu différent du « résistant au changement », il ne veut juste pas s’embêter avec de nouveaux outils. Jamais il ne s’aventurera plus loin qu’un compte Yahoo!Mail (et encore, parce que son fils aîné est parti faire ses études en Chine) et il utilise encore Internet Explorer 3 pour naviguer sur le web. Pas sûre qu’il y ait grand-chose à faire avec ce profil « je ne veux pas savoir », sauf à gérer pour eux ses profils, ce qui est encore le plus sûr.

    Pour en revenir à la question de départ, je pense donc que OUI, il faut « éduquer » nos patrons et nos collègues aux nouveaux médias. Le digital ne doit pas être le seul apanage des communicants, car d’autres services comme le marketing et le développement pour ne citer qu’eux peuvent y trouver de nouvelles opportunités. Il ne s’agit pas de faire d’eux nos Community Managers mais plutôt de leur donner accès à de nouveaux outils qui amélioreront leur pratique professionnelle. A condition bien sûr qu’ils soient bien encadrés…

  • Comment devient-on communicant ?

     

    point_fidelite_fidelisation_client-fidele.jpgCe billet fait suite, de façon plus ou moins directe, au dernier. Je suis donc intervenue la semaine dernière devant des élèves d’une école de commerce pour parler des métiers du marketing et de la communication. Il s’agissait de jeunes recrues de deuxième année, par encore très au fait de ce que sont réellement nos métiers, et le but était donc de parler concrètement de ce qu’était notre quotidien et la manière dont nous avions évolué, chacun des intervenants, dans nos jobs respectifs.

    C’est toujours intéressant de se confronter à un public jeune (au-delà du fait que l’on prenne un méchant coup de vieux bien sûr), car ils ont un regard frais sur leur façon d’envisager nos métiers. Nous étions 3 à nous présenter et  il y a eu quelques questions dans la salle, dont la fameuse question des salaires. Je ne peux pas dire que ça me choque, je ne suis pas naïve non plus à ce point-là mais disons que ce n’est pas la première question qui me venait à l’esprit quand j’étais encore étudiante (bon en fait si, je suis peut-être naïve !). Du coup, après avoir répondu à l’étudiant, j’ai fait mon numéro de vieille rabat-joie en lui disant qu’il fallait d’abord choisir son métier car il pouvait y trouver un intérêt et un épanouissement personnel que juste pour une fiche de paie. Quand on sait que l’on passe plus de temps avec ses collègues qu’avec son chéri (ça fait peur non ?), on se dit qu’il vaut mieux aimer ce que l’on fait non ?

    Cela m’a fait me demander pourquoi j’avais choisi ce métier, puisque je ne me rappelle pas avoir mis le salaire dans mes top-priorités. Et j’ai un souvenir très précis de la scène au cours de laquelle s’est dessiné mon avenir professionnel. Ca s’est passé en 3ème à la cantine dans mon collège nantais, et je déjeunais avec l’une de mes copines et l’on se demandait ce qu’on voulait faire plus tard. Elle m’a dit qu’elle voulait devenir journaliste, elle a d’ailleurs bien réussi depuis ! Ca a tout de suite fait tilt dans ma tête, je me suis dit que ça me bottait bien aussi. Quand plus tard en 1ère et terminale, j’ai entamé de fastidieuses démarches pour trouver mon école, j’ai finalement légèrement bifurqué vers la comm. J’avais le vague sentiment que ce serait un peu plus varié que le journaliste. Et je dois aussi avouer qu’à l’époque, je trouvais qu’être attachée de presse, ça claquait ! Tout cela n’était que des impressions sorties de je ne sais où puisque ma famille n’était pas du tout dans la partie et qu’à l’époque, sans internet, je ne pouvais que me replier sur quelques magazines et bouquins d’orientation.

    Finalement, cela tient à peu de choses une orientation professionnelle. A un déj à la cantine en 3ème avec Florence. Ca tient à peu de choses, mais d’aussi loin que je m’en souvienne, je n’ai jamais regretté ni douté de cette voie. Même après plus de dix ans sur le terrain, j’aime toujours autant ce que je fais,  peut-être même parfois un peu trop (eu égard à quelques nuits trop courtes à tergiverser) et je n’ai aucun mal à me projeter dans ce métier encore de longues années. Sauf bien sûr si un jour l’envie me vient de reprendre mon sac à dos pour quelque aventure au bout du monde !

    Et vous, comment en êtes-vous venu à la communication ? Vous imaginez-vous faire ça toute votre vie ?

  • Communicant : un travail dans l’ombre ou dans la lumière ?

    prise-de-parole.gifVoilà une question à laquelle je suis de plus en plus souvent exposée. Dans le cadre de ma mission de communicante, je suis souvent amenée à proposer des interventions sur les thèmes de prédilection de mon entreprise. Je sollicite donc régulièrement mon boss, qui est aussi PDG, pour des prises de paroles dans des assos professionnelles, lors de salons et conférences, lors de rencontres avec des étudiants et aussi bien sûr pour les interviews avec la presse.

    Ce nombre de sollicitations étant de plus en plus nombreuses, je m’en réjouis évidemment mais cela me pose un autre problème : mon boss n’a pas un emploi du temps extensible à l’infini et il ne peut pas être sur tous les fronts. J’ai bien sûr d’autres interlocuteurs sous la main en interne qui font très bien l’affaire : Directrice Marketing, Directeur Etudes, Directeur Développement etc. Mais après tout, est-ce que je ne suis pas bien placée moi aussi pour parler de mon entreprise ?

    A priori, en tant que Responsable de la Comm, je suis censée connaître la « bonne parole » au moins aussi bien que tous les petits collègues que je viens de citer. C’est même mon lot quotidien que d’expliquer, définir, démontrer, argumenter… Sauf que jusqu’à maintenant, je l’ai toujours en « off » lors de tous les rendez-vous informels qui permettent de préparer le terrain pour ces rencontres beaucoup plus formelles.

    Mais est-ce mon rôle ? Si j’essaye de déplacer le débat plus loin que le simple « c’est valorisant » versus « c’est impressionnant », je pense que c’est une évolution logique dans des fonctions de communication. C’est un véritable challenge car la difficulté n’est pas vraiment de savoir ce que je dois dire (notre discours est bien rôdé maintenant) mais plutôt comment ? La prise de parole en public est un vrai exercice de style qui demande du travail et de l’entraînement.

    Une autre question se pose aussi : est-on légitime à prendre la parole lorsqu’on n’a pas (encore ?) le titre de Directeur/Directrice ? Ce n’est bien sûr qu’une question d’étiquette, mais vous savez comme moi combien elles peuvent compter. D’ailleurs, je me mets à la place d’un organisateur de conférences, je préfère donner la parole à un Directeur qu’à un Responsable. A priori, en effet, on peut espérer que celui qui porte le titre de Directeur en aura « plus sous le capot » (désolée, l’expression m’est venue comme ça).

    Vous en pensez quoi vous, de tout ça ?