21.09.2009

RP 2.0... où, quand, comment, pourquoi ?

rp2.0.jpgAujourd'hui, ce sera un papier à la croisée de plusieurs réflexions. Oui oui, parfois, même le lundi, j'arrive à faire se synchroniser plusieurs neurones en même temps. Il en va, encore une fois, de la relation des marques aux bloggeurs... les fameuses RP 2.0. Bon je vous l'avoue tout de suite, ce billet ne répondra pas à toutes les questions du titre, mais promis, je vais faire de mon mieux.
Venons-en aux faits. J'ai rencontré la semaine dernière un bloggeur, influent dans son domaine, pour l'un de mes clients. Ce n'est pas la première fois que l'on se rencontre, on a "créé" du lien comme disent les communicants qui font plein plein de réunions pour monter des concepts géniaux. Du coup, on peut discuter de manière informelle. Et au détour d'une conversation, il nous apprend qu'il a été démarché le jour même par l'un de nos concurrents... mais qu'il n'a pas du tout apprécié la démarche. En gros, le mail disait en substance quelque chose comme "Bonjour, ce serait sympa de parler de nous sur votre blog, voilà en gros ce que vous pouvez dire". Mouais, ça manque un peu de tact tout ça. Mais avouons-le, c'est aussi tout bénéf pour nous (héhéhé). Notre approche n'a pourtant rien eu d'extraordinaire : on ne lui a pas offert le dernier iPhone ni un voyage au bout du monde... On a juste pris le temps de faire connaissance avec lui, et rien qu'avec lui, au cours d'un déjeuner estival. Pas grand chose c'est vrai, mais voilà, ça a suffit pour qu'il nous connaisse, qu'on le connaisse... Et qu'il trouve un intérêt (et une envie) à parler nous. Ca ne tient pas à grand chose finalement, mais voilà, ça nous a permis de faire la différence.
Pour enrichir encore le débat, je pense qu'il faut que je raccroche ce petit récit à un article découvert hier. Dans les grandes lignes, un bloggeur se plaint de l'approche trop cash d'une entreprise... la même que celle vécue par notre bloggeur cité plus haut... sur le mode "il faut absolument parler de nous, on est tellement forts" (bon je caricature mais vous comprenez). Le bloggeur dénonce à juste titre le manque de pertinence de ce genre de contact, et surtout il sait très bien nous faire partager son ras-le-bol face à ce genre de spam. Je veux bien le comprendre. Par contre, ce qui m'étonne plus dans son raisonnement, c'est lorsqu'il dit que finalement, il pourra peut-être en parler de ces entreprises X ou Y, mais pas gratuitement, parce que le temps passé à écrire doit être rémunéré. Avec sa plume acérée, il le dit : "si auprès des blogueurs tu veux avoir bonne presse, il te faudra passer à la caisse". Mouais. Bof. Je reste vraiment dubitative là... Pas vous ? Enfin je veux dire, ce n'est donc plus que là-dessus que se ferait l'échange marques/bloggeurs ? C'est assez restrictif non ? Je ne veux pas tomber dans le côté trop démago des blogs "espace de liberté où l'on raconte ce que l'on veut et justement loin des considérations matérielles". On le sait, la blogobulga, c'est pas le pays de Oui-Oui... Mais quand même. En général, si je contacte un bloggeur pour telle marque, c'est qu'il y a au départ une affinité entre les deux. Et donc, que le bloggeur en question peut aussi y trouver son intérêt... autrement que matériellement j'entends. Comme par exemple faire découvrir à ses lecteurs un produit ou un service vraiment sympa ??? Même s'il a le mérite d'être franc, je me demande si l'auteur du billet ne fait pas fausse route. Pas vous ?
Bon au final, et si  je veux résumer rapidement (parce que je commence à avoir faim là...), il faut juste se dire que si l'on veut réussir, que l'on soit une entreprise ou un bloggeur, il faut garder un minimum de bon sens (j'aurais l'occasion d'y revenir dans un prochain billet... teasing...) et ne pas uniquement se laisser guider pas l'appât du chiffre d'affaires ou du gain tout court. Non ?

28.11.2008

Mauvaise blague belge

Dingue mais éloquente cette histoire lue sur Techcrunch.

10.11.2008

You're the one that I want

Aujourd’hui, c’est lundi. Lundi, oui, mais pas un lundi comme les autres. Puisque demain, c’est férié. Certains sont encore en week-end, mais d’autres, comme vous peut-être, sont au travail. Enfin, au travail oui, mais en douceur quand même non ? La preuve, vous venez surfer sur mon blog! Quand la moitié du staff et Mister Boss ne sont pas là, c'est plus tranquille. Je rêve ou je vois un petit sourire approbateur sur votre visage ?
Bon là où je voulais en venir, c’est que je ne vais pas faire un billet de fond aujourd’hui. Non, aujourd’hui, c’est relax. Donc je vous propose un lipdub, celui de Télé Nantes Métropole. Ce n’est pas seulement parce que je suis nantaise, mais aussi parce que j’adore Grease et que je le trouve vraiment amusant.


D’ailleurs, ces films d’entreprises décalés ont tellement de succès qu’un festival va être organisé le 12 décembre par le
Forum de l'Entreprise. Donc quitte à ne rien faire aujourd’hui, faîtes le bien : faites votre lipdub et envoyez-le aux organisateurs du festival.

 

 

15.10.2008

Le pouvoir communicationnel des blogs

blogosphere.jpgVoilà une thèse qui mérite que l’on s’y attarde. Nolwenn Hénaff de l’Université de Rennes (si elle n’est pas bretonne, alors je rentre dans les ordres !) s’attaque au sujet brûlant des nouveaux influenceurs. Sous le titre « Parole authentique versus parole instrumentalisée : le pouvoir communicationnel des blogs », notre universitaire décortique ce phénomène sur 421 pages. J’avoue n’être pas sûre de tout lire dans le détail mais j’ai déjà repéré les chapitres desquels je vais sûrement apprendre plein de choses comme : « le point de vue des bloggeurs et journalistes », « blogs et instrumentalisation, une approche exploratoire » ou encore « le blog, prise de parole citoyenne ». A votre tour de télécharger la thèse pour y piocher ce qui vous intéresse.
Et merci à La Crise dans les Médias pour m’avoir fait découvrir cette info.
Allez je vous laisse, j'ai de la lecture qui m'attend !

08.10.2008

Le mot de la semaine : la blogeoisie

J’étais passée à côté de cette expression. Heureusement, en faisant un tour chez Marketing Agora, j’ai enfin découvert ce nouveau terme : la blogeoisie. Vous aurez compris de quoi il s’agit : un mot moqueur pour désigner l’élite de la blogosphère, les bloggeurs dits influents.
C’est amusant de constater comme l’essor des blogs et réseaux sociaux sur internet a entraîné la transposition dans le monde virtuel de toutes les caractéristiques et autres petits travers de la vraie vie ! On met tout le monde dans des cases (bon d’accord, je schématise beaucoup là) et on stigmatise les plus célèbres (parfois à raison, mais parfois aussi à tort). A ce sujet, je vous conseille un billet de Samuel, il date de 2006 mais reste quand même intéressant.

05.09.2008

Ma clé pour toit

clés.JPGPas le temps de beaucoup discuter ici, parce qu'aujourd'hui j'étais . Et oui, je donne un peu de mon temps chaque semaine au service communication de cette asso. Un bénévolat qui joint l'utile à l'agréable donc !
Et puisque je vous parle d'Habitat et Humanisme, je ne veux pas vous laisser passer à côté d'une opération de comm' qu'ils organisent en ce moment sur le web : Ma Clé pour Toit.
Petit rappel des faits: Habitat et Humanisme est une association qui reloge et accompagne vers l'inserion des familles et des personnes en situation de précarité.
La clé est donc assez logiquement devenu un emblème de l'asso et depuis peu, ils ont lancé un blog participatif dont le principe est simple: chacun peut envoyer des photos, des dessins, des textes qui racontent ses clés.
Oh bien sûr ce n'est pas l'opération de marketing viral la plus retentissante du moment, mais c'est pour une bonne cause et rien que pour ça, je vais y participer. Et vous ?





20.08.2008

RP et bloggeurs, une relation à fort potentiel… Si si

Me revoilà sur un thème qui m’est cher, peut-être parce que je garde de très bons souvenirs de mes années d’attachée de presse en agence : les RP et les bloggeurs. J’ai déjà traité ce sujet ici, et aussi ici. Aujourd’hui, je voulais réagir à ces deux billets : l’un d’un boss d’Edelman US et l’autre de Mashable US.
Steve Rubel se sert de sa double casquette de communicant et de bloggeur pour constater que l’envoi de communiqués à tout va des agences de RP n’a décidément plus aucun intérêt, ni impact. Pourquoi ? Parce que les bloggeurs aiment parler de leurs découvertes, de trouvailles dont ils ont entendu parler par des amis… Ils n’aiment sûrement pas se contenter de faire des copier/coller de communiqués de presse. La question se pose alors : comment aborder ce public puisqu’on ne peut plus leur servir une info de masse ? Bon disons-le franchement, l’ami Steve ne nous apporte pas de réponse !
Heureusement, Mark Hopkins de Mashable, bloggeur de son état, nous apporte des éléments de réponse. Il est temps de personnaliser la relation PR-bloggeur. Un mail personnel ou même un coup de téléphone aura plus d’impact qu’un communiqué froid et permettra de « créer du lien » entre l’entreprise et le bloggeur. En conséquence, le bon PR devient une source d’information, pas seulement sur l’activité et l’actualité de ses clients, mais sur les tendances du marché en général. Toujours en personnalisant la relation, le PR connaît mieux le journaliste et donc, les angles et les thèmes qui l’intéressent… il lui proposera donc des infos plus pertinentes et ciblées.
Autre point que je voulais apporter : puisque les bloggeurs préfèrent dénicher les infos par eux-mêmes, soit en surfant sur le net, soit en écoutant les conseils de leur entourage, on peut conclure qu’il est extrêmement important pour les entreprises d’occuper un maximum d’espace sur le web. Leur visibilité sur les réseaux sociaux, sur les blogs, sur les moteurs évidemment devrait emmener ces bloggeurs à les découvrir par eux-mêmes et donc à les intéresser.
Tiens, en relisant ce post, je m’aperçois que ces conseils sont tout aussi pertinents pour la relation entre PR et journalistes papier. Décidemment, le métier change. De nouvelles perspectives s’ouvrent. Au travail maintenant !

10.07.2008

Les bloggeurs à la une

Je passe sur mon blog en coup de vent pour cause de départ en week-end prolongé, les vagues de la côte atlantique m’attendent (une fois passés les 8 heures minimum de trajet) ! Bref, je prends quand même le temps de vous dire que le magazine Stratégies consacre sa une aux blogs et aux bloggeurs.
Bonne initiative a priori, si vous vous voulez en savoir plus, rendez visite à l’inénarrable Emery qui nous propose une vidéo sur ce dossier. Si vous vous sentez plus d’humeur poil-à-gratter, allez lire la chronique d’Eric qui fait remarquer, à juste titre, que nos amis de la presse ont quelques trains de retard et que traiter, en 2008, du phénomène des blogs dans un magazine dédié à la communication et au marketing semble… comment dire gentiment… anachronique ?
Bonne lecture, bon vent et bons feux d’artifice !

ps: wahou, je viens de me rendre compte que ce billet est mon 100ème depuis l'ouverture du blog début mars. Je vous laisse, je vais faire péter le champagne !

09.07.2008

La blogosphère en émoi

Pendant que certains se la coulent douce au camping de Palavas les Flots, il se passe ici bas, sur le ouèbe, des choses graves qui mettent toute la blogosphère en émoi. J’annonce cela sur le ton de la plaisanterie, mais c’est assez sérieux. Les bloggeurs, surtout lesdits influents, seraient victime d’un lynchage un peu médiatique et aussi venant de leur propre communauté.
Le succès de leurs blogs se retournerait contre eux à tel point que l’un des plus célèbres, Versac a carrément décidé de mettre la clé sous la porte de son blog : marre d’être la cible des journalistes « traditionnels » comme Morandini et Apathie, marre d’être mal compris, marre des commentaires insupportables sur son blog.
Il y a d’autres exemples, moins « dramatiques » (quoique), comme celui de Ronan de Business Garden, qui se fait harceler et même menacer par des internautes anonymes aussi lâches que malsains. Quant à Eric de Presse-Citron, qui malgré (ou à cause de ?) sa popularité et des billets rarement polémiques, il a parfois du mal à gérer le manque d’humour et de second degré de certains de ses lecteurs… On a ainsi pu lire des commentaires du style : « arrête Eric de dire qu’avec Guitar Heroe, on peut devenir de vrais guitareux, parce que c’est pas vrai, moi j’ai été obligé de faire le conservatoire pour avoir le talent que j’ai aujourd’hui, alors, me compare pas à ces faux guitareux ok ? ». Perso, je trouve ça aussi drôle qu’affligeant mais je comprends que pour le bloggeur concerné, ça devienne très fâcheux d’avoir certains lecteurs vraiment idiots d’être à ce point mal compris.
A ce sujet de la difficile condition des bloggeurs, je vous conseille d’ailleurs ce très bon papier de Fred Cavazza, toujours très perspicace dans ses analyses.
Les journalistes eux aussi doivent aussi gérer leur lot quotidien de commentaires difficiles à gérer. Eric de l’Express l’exprime très bien sur son blog. A le lire, je me rends compte de la violence et de l’agressivité de certains internautes, qui utilisent les commentaires d’articles pour cracher toute leur haine et leur agressivité. Tristes internautes qui n’ont trouvé que ce moyen lâche pour se donner un peu d’importance.
Aux yeux de certains, tout cela pourrait sembler léger et vraiment futile. Mais, il s’agit bien de l’identité numérique des bloggeurs. Et dans identité numérique, il y a identité… d’où l’importance des enjeux.

21.05.2008

Qui sont les vrais influenceurs?

Aujourd’hui, je voulais réagir à ce très bon article intitulé : «Who do people trust? (It ain’t bloggers) ». A l’heure où les hommes et les femmes du marketing rivalisent d’idées pour s’adapter au phénomène 2.0 et toucher les nouveaux leaders d’opinions que sont les désormais célèbres bloggeurs influenceurs, Jeremiah s’est posé cette pertinente question : en qui les consommateurs ont-ils vraiment confiance ? Pour y répondre, il s’est appuyé sur trois études nord-américaines riches d’enseignements.
La première, de Forrester Research, met en évidence que, pour obtenir des infos sur un produit ou un service, les consommateurs font d’abord confiance à leurs proches (83%), à la presse écrite et tv (75%) et au site corporate des entreprises (69%). Les avis de consommateurs en ligne arrivent derrière avec 60% pour les avis publiés sur le site du fabricant et seulement un petit 30% pour les billets signés par des bloggeurs ! Ce dernier chiffre m’a particulièrement marqué quand on voit les efforts faits par les entreprises pour toucher ces influenceurs tandis que l’idée de proposer un site corporate efficace semble désormais has-been et pas du tout 2.0.
Un baromètre publié par Edelman vient confirmer ces chiffres. A la question, « quelle source d’information considérez-vous la plus crédible pour obtenir des informations sur une entreprise ? », ce sont d’abord les proches qui sont mentionnés jusqu’à 70%, suivis des analystes (60%) et des universitaires (60%). En « queue de peloton », on retrouve les Présidents d’entreprises (28%) et en lanterne rouge, les bloggeurs (19%).
Enfin, une étude Pollara démontre que les utilisateurs de réseaux sociaux ont plus confiance en leurs amis de la « vraie vie » qu’en ceux qu’ils fréquentent sur le web. Près de 80% d’entre eux feraient confiance à des proches pour acheter un produit, et seulement 23% suivraient les conseils de leurs web-mates. Le responsable de l’étude conclut sur cette note qui laisse à réfléchir : « Popularité ne rime pas automatiquement avec crédibilité ».
Ces chiffres vont réellement à contre-courant de ce qui se dit et se fait actuellement. Je trouve intéressante cette approche, pas très 2.0, et qui revient à une question fondamentale : en qui les consommateurs ont-ils confiance et qui sont les vrais influenceurs ?
Concrètement, ce que je retire de ces résultats, c’est qu’il ne faut jamais perdre de vue les « bases » comme par exemple, porter une attention particulière à son site corporate et à ses relations presse. S’intéresser aux nouvelles tendances et nouveaux influenceurs fait évidemment partie du travail des marketeux mais il faut aussi veiller à ne pas céder trop vite aux sirènes du 2.0 aux dépends de ces fondamentaux.

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