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Une agence de RP, c'est bien pour contacter des journalistes non ?

En lisant le titre, vous pensez peut-être que je disjoncte. Mais bien sûr que oui pensez-vous, une agence de Relations Presse, on l'embauche pour contacter des journalistes. Et bien, j'ai eu une expérience récemment qui m'a montré le contraire. Aussi flippant étonnant que cela puisse paraître.
Dans le cadre de mon job de responsable de la comm d'une belle PME, j'ai interrogé et rencontré récemment plusieurs agences parisiennes. Des échanges intéressants qui m'ont permis de me rendre compte, comme je le pressentais, combien le métier a changé depuis que je l'exerçais à la folle époque des starts-ups. Bref.
Rendez-vous dans une agence dont la proposition m'avait vraiment emballée, une agence de taille moyenne. Au fond de moi, le choix était presque fait et cette réunion n'avait qu'une vocation: me confirmer cette bonne impression pour bosser avec. Malheureusement, il aura fallu moins de 5 minutes pour me faire complètement changer d'avis et clairement déchanter. Et oui, quand la responsable de clientèle, sympa au demeurant, m'a expliqué que son travail était de réfléchir aux stratégies RP et d'être le lien avec les clients mais pas d'être en lien avec les journalistes, j'ai su que c'était mort. Pendant le reste de l'entretien, je leur ai tendu 2/3 perches, attendant d'elle qu'elle me cite des noms de journalistes avec lesquels elle travaillait. Peine perdue. Pas un seul nom de journaliste lâché de tout le rendez-vous.
Comment, dans une agence, peut-on faire passer ce travail-là comme une basse besogne réservée aux stagiaires consultants ? N'est-ce pas la vocation première et prioritaire des Relations Presse? Franchement, je préfère que l'agence passe plus de temps à parler à des journalistes qu'à nous envoyer de beaux tableaux Excel de reporting (même si c'est important hein!).
Et sur le fond, quel est leur message? Que le contact avec les journalistes est un petit boulot et que les responsables de clientèle doivent aspirer à mieux que cela? Est-ce que pourtant, ce sujet-là n'est pas primordial ? Je préfère que quelqu'un d'un peu capé, qui a bien compris mon message et ma stratégie, soit mon ambassadeur plutôt qu'un stagiaire briefé à la va-vite.
Tout cela me paraît pourtant être du bon sens. Et mon choix s'est d'ailleurs porté sur une agence qui avait un discours beaucoup plus pragmatique et qui m'a spontanément cité plusieurs journalistes pendant notre rendez-vous. Je ferai dans les prochaines semaines si j'ai eu raison!

Commentaires

  • Quand j'étais encore attaché de presse, même après 14 ans d'exercice de ce noble métier, je continuais à faire les relances téléphoniques.

    Je laissais les "faciles" à un "éventuel" stagiaire, qui doit bien de temps en temps passer un appel si on souhaite le faire progresser, pour prendre celles qui étaient plus délicates.

    Il m'arrivait souvent de préparer en profondeur mes coups de fils, de noter noir sur blanc ce que j'allais mettre en avant comme arguments, en fonction de mon interlocuteur, de son média...

    Plusieurs fois même, j'ai répété mes appels à voix hautes pour tester à l'oreille mes idées.

    Au point qu'à la fin, en cas de crise, pour un de mes clients historiques, j'étais devenu le seul et unique point d'entrée de l'entreprise pour les journalistes. Que je pouvais parfois appeler à 6h du matin comme à 20h30...

    Je ne peux donc qu'être entièrement d'accord avec toi. Le contact entre l'attaché de presse et les journalistes est évidemment incontournable. Et plus l'attaché de presse est senior, plus ce contact à de "valeur" !

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