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  • Les agences de RP connaissent-elles le web 2.0 ?

    Bon, je vous l’accorde, le titre est un brin offensif mais je me pose effectivement la question. Plus personne ne doute de l’importance qu’ont pris la blogosphère et les réseaux sociaux, on sait que de nouveaux leaders d’opinion -les bloggeurs pour ne pas les nommer- ont émergé ces deux dernières années. Il semblerait pourtant que ce phénomène ait échappé aux agences de Relations Presse & Publiques traditionnelles. C’est franchement étrange mais c’est ce que je viens de constater en menant ma petite enquête sur le web.
    La méthodologie est on ne peut plus simple. J’ai consulté les sites des adhérents du Syntec, le Syndicat des Conseils en Relations Publiques, à la recherche de leurs stratégies « nouveaux média ». Le résultat est éloquent : sur les 38 adhérents, ils ne sont que sept a proposé de vrais services RP auprès des bloggeurs et des réseaux sociaux ! Soit moins de 20% des agences ! Sur ces sept agences, trois ont carrément ouvert des filiales dédiées et les quatre autres intègrent pleinement les nouveaux média dans leurs services. Sur les autres sites des agences, c’est black-out total ou alors tout juste mentionné (histoire de dire). Le web 2.0 pourrait aussi bien ne pas exister, ce serait kif-kif.
    En parallèle de mes recherches, je tombe sur les résultats d’une étude made in USA : 56% des managers RP considèrent qu’il ne faut pas traiter les bloggeurs comme des journalistes. Là-dessus, je suis assez d’accord pour dire que l’on ne peut pas avoir la même démarche avec journaliste qui écrit des articles pour son employeur et un bloggeur qui met des articles en ligne pour faire partager sa vie personnelle et ses passions. Mais ce qui est sûr également, c’est que l’on ne peut pas/plus ignorer ces bloggeurs, devenus de forts leaders d’opinion. Je pense aussi que cela entre pleinement dans le domaine de compétences des agences puisque leur travail est bien de travailler en contact avec les « influenceurs » de tout horizon.
    Revenons en donc à nos agences de RP. Comment expliquer qu’elles s’intéressent si peu aux nouveaux média ? Je n’ai toujours pas trouvé de réponse mais je lance plusieurs pistes :
    - elles ne se sentent pas concernées par les nouveaux média et préfèrent s’en tenir à la plus « noble » presse traditionnelle
    - elles veulent rester spécialisées sur la presse traditionnelle, considérant comme on vient de le dire plus haut que les bloggeurs sont un public différent, à aborder autrement,
    - elles attendent de voir ce qui va se passer sur le web 2.0 avant de se lancer pour affiner leurs stratégies
    Quoiqu’il en soit, des petits malins profitent de cette situation et tirent leur épingle du jeu. Ce sont des agences entièrement dédiées au buzz et qui s’intéressent uniquement aux relais d’opinion sur les nouveaux média. Parmi elles, citons Buzzman (dont je parlais ici pour leur campagne Zaoza) ou encore Passage Pieton. Il y a fort à parier que d’ici quelques temps, les enchères vont monter et que ces jeunes structures vont trouver acheteurs auprès des agences traditionnelles.
    Affaire à suivre donc…

  • Regardez dans votre assiette

    L'info "légère" du dimanche, c'est ici.
    Ca se passe chez nos amis britons. La chaîne de supermarchés online My Super Market a eu la riche idée de proposer sur son site un "healthy checker". Le but ? Permettre à l'acheteur de trouver un autre produit équivalent à celui qu'il aurait acheté (i.e. une pizza) pour faire des économies en calories, en sel et en matières grasses.
    Ce n'est pas que l'idée soit mauvaise. Je trouve juste dommage que l'on ait besoin de tels outils pour bien manger.

  • Yves Rocher, une vraie marque 2.0

    Allez, j’avoue, je n’aurais pas parié sur Yves Rocher comme l'entreprise incarnant le mieux le web 2.0. Je dois pourtant reconnaitre que j’avais tort. C’est cet article du Journal du Net qui m’a mis la puce à l’oreille ce matin. La marque vient de lancer une campagne de marketing mobile pour une nouvelle gamme de maquillage. On le sait, le marketing mobile n’en est encore qu’à ses balbutiements et il faut des annonceurs comme Yves Rocher pour se poser en précurseurs et essuyer les plâtres. La bonne nouvelle, c’est que cette campagne a remporté un réel succès. Les SMS, les MMS et les messages Wap qui proposaient des promotions ont engendré un taux de transformation encourageant. « "Nous sommes très satisfaits des résultats de cette opération qui prouve l'efficacité du SMS comme soutien du chiffre d'affaires » affirme l’un des responsables Yves Rocher.
    Suite à la lecture de cet article, j’ai voulu en savoir un plus sur cette marque et sa présence sur le web. Et là encore, j’ai été étonnée des résultats. J’ai ainsi découvert la boutique 3D. Là il n’est pas question d’acheter mais plutôt de se plonger dans l’univers et dans l’ambiance de la marque, de mieux connaître les produits et les services Yves Rocher, le tout guidée par une conseillère virtuelle.
    Mieux encore, j’ai appris que, sous l’impulsion de ses employés, la marque avait sa propre communauté online. Cette plate-forme participative, Les Végétaliseurs, est centrée sur "le respect et la défense de la nature et du monde végétal". Pour terminer, je suis allée faire un tour sur le site « classique », un site marchand bien présenté et sur lequel il est agréable de naviguer.
    Cela a donc été une bonne surprise pour moi de découvrir Yves Rocher sous son aspect 2.0. J’imagine que cela va dans le sens de la communication rajeunie de la marque et c’est vrai qu’en quelques années, Yves Rocher a réussi le pari de passer d’une marque « mémère » à une marque tendance, surfant sur les valeurs écolos du moment. En y ajoutant les outils 2.0, Yves Rocher a tout compris.

  • Le mot de la semaine : la pervasiveness

    Cette semaine, j’ai donc choisi de parler de la « pervasiveness ». Si l’on cherche une traduction simple et littérale, on pourrait dire omniprésence, voire même envahissement. Mais si l’on utilise ce terme pour parler de phénomène dans les nouveaux média, il prend un autre sens, difficilement traduisible en français mais correspondrait à l’idée de s’intégrer pleinement dans le paysage net.
    Si j’en crois la très bonne définition donnée ici, il s’agit non seulement d’affirmer votre marque, mais aussi et surtout d’optimiser votre référencement auprès du roi des moteurs de recherche, en étant tout simplement partout. En vous fondant dans le paysage du web.
    Prenez LinkedIn : combien de personnes incluent un lien depuis leur signature de mail vers leur profil LinkedIn ? Combien de blogueurs utilisent le petit logo LinkedIn pour leur éviter d’avoir à se présenter alors qu’une base de données déclarative, collaborative et factuelle de données existe déjà? Chacun de ces gestes augmente le référencement naturel de votre profil LinkedIn, qui progresse dans l’échelle des résultats de recherche. LinkedIn is pervasive.