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Hervie au pays des communicants

  • Je suis venue te dire que je m’en vais…

     creation-logo-entreprise-199227641246501.pngEt oui, ça devait arriver un jour. Après plus de cinq ans de bons et loyaux services (enfin, j’ai fais de mon mieux) et trois mois sans avoir rien publié, il faut que je me rende à l’évidence : j’ai laissé ce blog mourir de lui-même. La faute au manque de temps, au manque d’envie, à la tête ailleurs… Tout ça.

    Bon je ne vais pas me lancer dans un longue recherche introspective pour savoir ce que ce blog… Ce qui est sûr, c’est que ça a été une chouette expérience. Chronophage mais chouette. Ca m’a obligé au départ à faire beaucoup de veille, à gratter à droite et à gauche sur le net les bonnes idées et les bonnes campagnes à relayer.

    La veille est devenue une habitude désormais. Je n’ai plus besoin de l’alibi du blog pour la faire au quotidien. Sur mon métier, sur celui de l’entreprise pour laquelle je travaille. Disons que ce blog m’a mis le pied à l’étrier et m’a amené à m’ouvrir à ce qui se passait ailleurs. A prendre de la hauteur. C’est certainement le plus riche enseignement. Pour une communicante, vous penserez que c’est sûrement une évidence. C’est certainement un tort, mais ça ne l’était pas avant. Ca l’est maintenant.

    Quand je dis maintenant, je veux dire aujourd’hui, dans mon travail de communicante pour une belle agence marketing. C’est d’ailleurs aussi à cause de grâce à Loyalty Expert que je ne reviendrai plus sur ce blog. Parce que c’est une aventure professionnelle aussi enthousiasmante que trépidante. Que ça me laisse finalement peu de temps pour venir en parler ici. Dommage, c’est pourtant en ce moment que j’ai l’impression d’apprendre beaucoup sur mon métier et d’en découvrir des dimensions de plus en plus intéressantes, de plus en plus stratégiques.

    Faisons un deal alors : on continue la conversation dans la vraie vie, d’accord ?

    Je ne peux pas partir sans un dernier clin d’œil pour Vincent, commentateur entre tous… Merci à toi !

    A bientôt les communicants,

  • My tailor is rich

    my-tailor-is-not-rich-L-xBULuF.jpegBon ce super titre pour vous parler de la langue anglaise. Pas seulement celle qu’on utilise pour aller commander une pinte au bar lors de nos week-ends londoniens. Non, je veux parler de l’anglais dont on a vraiment besoin si l’on veut vivre pleinement notre métier de communicant. Quoi, vous levez les yeux au ciel ? Cela vous semble tellement évident que ça ne mérite pas, selon vous, d’écrire un billet. 

    Et bien si vous aviez eu la discussion que j’ai eue ce matin avec ma stagiaire made in Efap, vous comprendriez mieux. Elle a la conviction qu’elle est faite pour les métiers de la comm. Vu ce qu’elle donne déjà du haut de ses à peine 20 ans, elle a certainement bien choisi sa voie ! Par contre, à mon grand étonnement, elle déteste l’anglais et se sent incapable d’aligner deux mots en public… au mieux concède-t-elle en comprendre les grandes lignes lorsqu’elle l’entend ou le lit.

    WTF* je me dis ! Peut-on encore imaginer faire carrière dans la comm sans tout simplement être au moins très à l'aise, voire mieux fluent ? Je n’ai pas l’impression d’être une snobinarde si je dis que cela me semble être un pré-requis. Je dis cela alors que je travaille dans une entreprise au périmètre d’activité franco-français (que voulez-vous, ce serait trop parfait sinon !). Pourtant, j’utilise beaucoup l’anglais pour la veille par exemple. On ne peut plus se contenter de voir les choses par notre bout de la lorgnette, et je regarde souvent ce qu’il se passe chez nos voisins anglo-saxons car on peut toujours y trouver de bonnes idées, des démarches qui nous paraissent originale etc. Il est bien connu qu’en termes de comm, ils sont souvent précurseurs. Et puis je le vois, même en étant encore très franco-français, cela ne nous empêche pas de rencontrer parfois des interlocuteurs étrangers et il vaut mieux dans ce cas maîtriser la langue de shakespeare, sous peine sinon, de passer pour des ringards !

    L’autre souci quand je repense à ce que m’a dit Fanny (puisque c’est ainsi qu’elle s’appelle), c’est que je trouve dingue qu’à 20 ans en France en 2013, on ne parle pas déjà bien anglais grâce aux cours reçus. 20 ans aujourd’hui, cela veut dire au moins dix années d’apprentissage en cours. Je ne vais pas me lancer dans un grand débat sur l’éducation nationale mais, pour me cantonner à ce qu’elle apprend dans son école de comm, je trouve étonnant que cette matière ne soit pas traitée avec plus d’importance. Une heure et demi par semaine seulement… Ca ne pèse pas bien lourd au final et cela veut dire qu’elle va arriver sur le marché du travail avec un certain handicap.

    Bon à part lui confier comme mission le benchmark de nos concurrents anglo-saxons, vous avez d’autres idées ???

     * Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas, je vous laisse googliser… vous travaillerez ainsi votre anglais ;)

  • La corvée des cartes de vœux

     

    baster_pfff32.jpgTout est dans le titre. Vous souriez non ? Bien sûr que vous aussi vous vous posez la même sempiternelle question : qu’est-ce que l’on va faire cette année ?

    L’exercice est vraiment compliqué, et chaque année quand point le mois de novembre, ce sujet revient me hanter. J’exagère un peu mais c’est toujours difficile de faire du nouveau en la matière. Et puis, il y a toujours l’idée que l’on ne peut pas adopter une communication trop commerciale. Bref le juste équilibre doit être trouvé !

    Pour ma part, j’ai remisé depuis longtemps les emailings. Rien de plus impersonnel qu’un gif animé envoyé à toute votre base.

    Idem pour les lipdubs et autres photos d’équipe en pères et mères Noël. C’est du réchauffé. Enfin à mon avis.

    Il ne reste plus beaucoup d’autres choix que notre bon vieux papier. Alors on peut faire une belle carte de vœux. J’aime d’ailleurs pas mal l’idée, et c’est ce que j’ai adopté les années précédentes. Recevoir une belle carte plutôt sobre avec un petit mot écrit à la main fait toujours plaisir. Je le sais, je suis la première à apprécier !

    Et puis cette année, sous l’impulsion de mon boss qui ne manque pas d’idée, on a décidé de faire du simplissime tout en essayant d’être efficace. Une lettre, tout simplement. Pas sur papier en tête, mais sur un papier et dans une enveloppe très quali. Avec un ton un peu intimiste pour essayer de créer de la connivence avec ceux qui la recevront. Nous venons à peine de les envoyer, donc je ne sais pas encore quel effet cela aura mais je me dis que c’est une expérience intéressante à essayer.


    PS: heu, au fait, bonne année 2013 !

  • Communicants : les gardiens du temple ?

    communication marque, cohérence marqueQuelle honte, je ne peux pas partir en vacances sans avoir posté au moins un billet sur ce blog que je laisse en jachère depuis quelques temps. Allez hop hop hop, je me reprends et je me lance avec un titre un peu pompeux, histoire d'interpeller le chaland (oui oui, c'est vous).

    En fait, quand je parle de gardien du temple, je devrais dire plutôt gardien de la marque. Notre job consiste notamment à réfléchir et à élaborer le discours de la marque et sa représentation visuelle, mais ceci n'est qu'une première étape. La seconde consiste à la diffuser et à la faire respecter diffuser.

    Cela peut paraître anodin à certains mais pour moi c'est important, cela commence par la signature mail. On y dit des choses non ? Autant que l'on ait tous la même si l'on est dans la même entreprise et donc dans le même bateau.

    Disons que ça, c'est la partie immergée de l'iceberg et qu'ensuite, il y a toute ce qui est moins visible mais aussi plus important. Plus l'entreprise est grande, plus il y a de monde pour la représenter et plus on prend le risque de diluer son message principal car chacun va vouloir l'arranger à sa façon. C'est à mon avis un vrai danger pour l'entreprise que de laisser ainsi son "âme" et son identité varier au gré des envies et des interprétations de chacun. C'est en cela que je parle de "gardien du temple" : à nous, quitte à nous mettre certains à dos, de s'assurer que les discours, les documents qui sortent de l'entreprise sont raccord. Il en va de la solidité et de la crédibilité de la marque.

    Mais au-delà de jouer le désagréable rôle de censeur, cela veut dire aussi qu'il faut que l'on intervienne auprès de chacun très en amont pour que le discours de l'entreprise soit approprié par tous. En quelque sorte, c'est de faire de la formation interne pour redire qui est l'entreprise, quelles valeurs elle porte, quels messages elle fait passer à l'extérieur.

    Cette problématique est récurrente dans les enseignes de distribution. Comment s'assurer que le vendeur qui vous reçoit dans la boutique X va tenir les mêmes propos que dans la campagne de comm orchestrée par le siège ? Vaste débat qui demande une présence de tous les instants auprès de l'interne et des acteurs du terrain.

    Comme je l'entendais dire récemment lors d'une conférence, cela ne sert à rien de dépenser des millions d'euros sur votre comm externe et de ne mettre aucune bille sur l'interne. Votre premier public à "évangéliser" et à conquérir sont vos collaborateurs. C'est vrai non ?

    Allez sur ces bonnes paroles, je vous laisse méditer et surtout vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année.